Édito : Pro D2 enchanté

  • Charlie Cassang et les Oyonnaxiens sont attendus au tournant cette saison.
    Charlie Cassang et les Oyonnaxiens sont attendus au tournant cette saison. Icon Sport - Icon Sport
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L'édito du lundi par Emmanuel Massicard...

C’est donc Oyonnax, le grandissime favori de notre traditionnel vote des entraîneurs d’avant-saison. Ou quand les techniciens acceptent de jouer aux bookmakers pour désigner le futur meilleur d’entre eux et les moins chanceux, promis à la relégation.

Un détail et une aimable distraction, ces pronos d’été ? Pas vraiment si l’on en croit le sort qui leur sont réservés : les articles de Midol décryptant les résultats des votes sont régulièrement affichés dans les vestiaires, une manière de nourrir la motivation des oubliés du premier jour qui voudront jouer les trouble-fêtes. Souvenez-vous donc des Montois, l’an dernier.

Surtout, au petit jeu de l’intox certains votants n’auront pas oublié la pression qu’ils feront peser sur le premier de la classe, Oyonnax, qui a désormais une cible accrochée dans le dos. Et qui ne pourra plus se cacher.

Une surprise ? Encore une fois, non. Sans faire injure à la concurrence, les "Oyomen" affichent encore de solides atouts sportifs après avoir proposé l’an dernier l’un des jeux les plus léchés de tout le Pro D2. Autour du terrain, en suivant le chemin tracé par Thierry Emin, ils s’appuient sur des structures et un ancrage populaire dignes de l’élite.

Ne cherchez plus pourquoi les Rouge et Noir de l’Ain font ainsi référence, même si l’an dernier en phases finales il leur a manqué le supplément d’âme et de fraîcheur physique qui permit aux Bayonnais de tenir leurs promesses.

Une assurance tous-risques pour les nominés ? Toujours pas. Si le fossé reste conséquent entre les deux divisions de l’élite professionnelle – principalement au niveau financier et donc en termes de moyens humains, le Pro D2 est devenu largement concurrentiel. Il présente désormais une intensité renforcé, aussi ouvert et disputé que le Top 14, pour la montée mais aussi la relégation. Dans les faits, son ventre mou a fondu comme neige au soleil, sans que le réchauffement climatique puisse cette fois être tenu pour responsable.

Alors, Oyonnax ? Favori logique, c’est évident, logique et largement mérité, répétons-le. Mais tout reste encore à faire pour les hommes de Joe El Abd qui devront endurer une saison toujours extrêmement longue et garder assez de lucidité au moment des phases finales. Et puis, rien ne dit que les Agenais et Vannetais vont connaître un nouveau départ complètement raté, au point de tirer un trait prématuré sur leurs ambitions. Rien ne dit que Colomiers, Nevers, Provence ou Montauban n’auront pas appris et progressé encore. Rien ne dit enfin que les Biarrots ne parviendront pas à prolonger encore plus loin leur mimétisme avec les voisins bayonnais… en décrochant la remontée immédiate.

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