Supersevens - Un éclair slave nommé Adam Miracky (Monaco)

  • Adam Miracky, le Tchèque de Monaco, a marqué les esprits lors de cette étape rochelaise.
    Adam Miracky, le Tchèque de Monaco, a marqué les esprits lors de cette étape rochelaise. Icon Sport
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International à 7, le jeune Tchèque de 18 ans aligné par Monaco a marqué de son empreinte et de sa vitesse cette deuxième étape estivale.

De dos, sur son premier ballon, coiffé de son casque rouge (et blanc), gabarit de poche, on a cru un instant qu’un certain Gabin Villière s’était invité à la dernière minute sur la pelouse de Deflandre. Flatteuse comparaison pour cet inconnu au bataillon, Adam Miracky, auteur alors d’une course supersonique de 60 mètres pour marquer le premier essai des Monégasques, en huitièmes de finale.

Figurez-vous que Jérémy Aicardi a eu exactement la même impression, en juillet, quand il est parti observer le garçon en Pologne, théâtre d’une étape du circuit européen à 7. « J’ai dit à l’équipe : « Vous verrez, Adam a vraiment le même profil que Gabin ! », rebondit l’entraîneur de l’équipe du Rocher. Un peu plus petit, moins costaud mais il a des attitudes vraiment similaires, il a des grands pieds comme Gabin (rires). Quand je l’ai vu, c’était presque un ballon, un essai. Et ce samedi matin, c’était ça ! »

La fédération tchèque jubile

Que dire en effet du tout premier match sur le sol français de ce jeune gamin de 18 ans, licencié à l’ACS Dukla, à Prague. Un triplé et un contest décisif au sol pour le deuxième essai des siens. « Le rugby tchèque vit l’un des jours les plus brillants de son histoire », ira même jusqu’à écrire dans la foulée sa fédération. La grande classe, après seulement une semaine d’entraînement avec l’équipe managée par Frédéric Michalak.

Loin de son quotidien, où cet étudiant – international à 7 au statut amateur – doit rouler presque une heure, deux fois par semaine, pour aller s’entraîner à 7 heures du matin. Plus discret en quarts mais à la conclusion de l’essai qui a permis à Monaco de renverser la vapeur contre Bordeaux-Bègles, Adam Miracky s’est davantage illustré dans un registre défensif par la suite. « Il était plus attendu, les ailiers anticipaient plus, sourit son coéquipier Nicolas Pouplot. Le coach nous avait dit qu’il ramenait une petite pépite, très rapide. À l’entraînement, déjà, Adam avait déposé pas mal de fois nos numéros 7. C’est une grosse menace. » Miracky en a encore déposé un paquet, samedi.

Romain ASSELIN
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