Régionale 1 : Marseille, un paquebot à manœuvrer

  • Les Marseillais ont repris l’entraînement le 2 août. Photo DR
    Les Marseillais ont repris l’entraînement le 2 août. Photo DR
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Fort de plus de sept cents licenciés, le nouveau club marseillais, fruit de la fusion entre le Stade Phocéen et Marseille Huveaune, prend doucement ses marques.

Depuis trois semaines, les rugbymen marseillais sont à pied d’œuvre. Sous la houlette de Dominique Batby, à la tête de l’équipe senior du Stade phocéen la saison dernière, et de Christophe Castaldi et Jérémy Mounier, entraîneurs de l’équipe B, respectivement au Stade et à Marseille Huveaune la saison dernière, une quarantaine de joueurs sue sang et eau à l’entraînement, y compris le jeune président, Augustin Marie, de retour sur le pré mardi dernier, après une blessure contractée en fin de saison dernière. Le dirigeant n’a pas seulement passé son intersaison à soigner son genou meurtri. Dans les tuyaux depuis le début de l’année, le rapprochement entre le Stade phocéen et Marseille Huveaune, qui partageaient le même terrain depuis deux décennies, est effectif depuis la fin du mois de mai, et les AG des deux structures, avant la validation par le Comité Directeur de la FFR lors du congrès qui s’est déroulé à Marseille justement. Il a œuvré pour réussir un mariage de raison nécessaire. Mais depuis la publication des bans des deux clubs et la création de Marseille Rugby Méditerranée, la situation a déjà évolué, et quelques dissensions ont déjà vu le jour. L’ancien président de Marseille Huveaune, Frédéric Legay, nommé vice-président de Marseille Méditerranée, et l’ancien entraîneur, Jérémy Pasqualini, ont finalement décidé de quitter le navire. Le départ du premier est survenu après le départ du second, annoncé début juillet, avant finalement de s’engager avec Gemenos. Ce n’est pas forcément une surprise, tant des désaccords semblaient exister entre plusieurs des acteurs principaux.
« On dirait que nous avons fait un putsch, regrette Augustin Marie. Cela donne l’impression que le gros a mangé le petit, alors qu’avec trois salariés, le petit avait plus de ressources humaines que le gros… » Mais tous les liens avec Marseille Huveaune ne sont pas aussi tendus. Plusieurs dirigeants ont intégré la nouvelle structure et travaillent d’arrache-pied avec leurs anciens voisins et rivaux. L’ancien président de Marseille Huveaune, Philippe Canourgues, professeur de sport, est revenu donner la main, avec la fonction de directeur sportif. Les trois salariés de Marseille Huveaune sont bien évidemment conservés par la nouvelle structure, qui va devoir appréhender une nouvelle manière de fonctionner. Avec plus de sept cents licenciés annoncés au total, pour devenir l’un des plus grands clubs de la Ligue Sud-Paca, la gestion n’est plus la même. « L’un des objectifs de se moderniser, de se structurer. Avec le nombre, certains problèmes sont démultipliés, comme la création des licences… »


Qui pour épauler Dominique Batby ?

 

Le seul souci pourrait finalement se situer au niveau des seniors. Avec quatre-vingt joueurs sur le papier, le club a de quoi faire une belle saison. Mais il est encore à la recherche d’un entraîneur pour épauler Dominique Batby sur le banc de l’équipe fanion. Le départ soudain de Jérémy Pasqualini début juillet, à un moment où la plupart des coachs ont trouvé un banc a compliqué la tâche des dirigeants pour compléter le staff. De nouveaux contacts auraient été noués la semaine dernière. Mais quoiqu’il en soit, il faudra compter avec les Marseillais en Régionale, bien décidés à jouer la qualification.

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