Biarritz : à vos marques, prêts, partez…

  • Seule équipe reléguée de Top 14, le Biarritz olympique dominera-t-il cette saison de Pro D2 ? Rien n’est moins sûr tant les prétendants sont nombreux… Photo Stéphanie Biscaye
    Seule équipe reléguée de Top 14, le Biarritz olympique dominera-t-il cette saison de Pro D2 ? Rien n’est moins sûr tant les prétendants sont nombreux… Photo Stéphanie Biscaye - Stéphanie Biscaye
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À l’aube de cette saison, jamais l’incertitude n’avait autant régné. Des clubs de mieux en mieux structurés, Des équipes toujours mieux préparées, des staffs de plus en plus étoffés. Avec pour objectif de se glisser dans la course aux phases finales et rêver au Top 14. Même si la formule prête toujours à débat.

Qui succédera à l’Aviron bayonnais ? Bien malin celui qui prétend connaître la réponse. Si le sondage Midi Olympique réalisé la semaine dernière auprès des managers et entraîneurs de Pro D2 donne un avantage à Oyonnax, force est de souligner combien ce championnat devient chaque année de plus en plus homogène. Pour Xavier Péméja, l’un des plus anciens coachs de la division et fin connaisseur de la compétition, « l’écart entre les équipes se resserre chaque année un peu plus ». À tel point que ce dernier l’assure : « À part les deux promus, tous les clubs sont en mesure de prétendre à une qualification ». C’est dire la compétitivité qui règne au sein de ce véritable marathon, constitué par bloc de cinq matchs. Il y a quelques années encore, certaines formations marchaient littéralement sur le Pro D2. Ce fut le cas du Lou en 2016, sacré champion de France dès le mois d’avril. Cette année-là, les hommes de Pierre Mignoni avaient achevé l’exercice avec 117 points au compteur, soit 31 points de plus que leur dauphin, l’Aviron bayonnais. Un tel écart n’a plus été revu depuis et seule l’Usap en 2021 a de nouveau franchi la barre des 100 points au classement.

D’aucuns nous diront qu’à l’époque, le premier du classement général avait l’assurance de décrocher son ticket directement pour le Top 14, ce qui n’est plus le cas depuis la saison 2017-2018. En juin dernier, en marge des demi-finales de Top 14 qui se sont déroulées à Nice, l’idée de revenir à cette formule a été remise sur la table par plusieurs présidents de Pro D2. La raison ? Pour beaucoup, recevoir en demi-finale ne récompense pas suffisamment le leader de la phase régulière après de longs mois de compétition. Certains présidents militent donc pour revenir à la formule précédente : à savoir une montée directe et un titre de champion de France décerné au premier du championnat à l’issue de la phase régulière. Une manière pour ce club de préparer la saison à l’échelon supérieur dans de meilleures conditions, notamment en ce qui concerne le recrutement. Le Lou (champion en 2016) ou encore le Racing 92 (champion en 2009) avaient bénéficié de ce système par le passé, leur permettant de pérenniser leur position. Dans ce projet, seules les équipes classées de la deuxième à la cinquième place seraient alors amenées à disputer la phase finale quand, aujourd’hui, le sixième y prend également part. Ainsi, après les demi-finales (2e contre 5e et 3e contre 4e), le vainqueur de la finale se verrait proposer de disputer l’access match contre le 13e du Top 14. L’idée fait son chemin et devrait réapparaître très vite dans les discussions de la Ligue nationale de rugby.

Quelle place pour le BO ?

En attendant, ce nouveau millésime s’avère alléchant. Jamais l’incertitude n’avait autant régné avant le coup d’envoi de la saison. Comment le Biarritz olympique réagira-t-il après sa relégation ? Habituellement, les équipes venues de Top 14 ont les faveurs des pronostics. Cette année, c’est Oyonnax qui a été plébiscité dans le sondage réalisé la semaine dernière par Midi Olympique, au nom d’une certaine stabilité. Une caractéristique que l’on retrouve du côté de Nevers. L’Uson progresse un peu plus chaque, se structure un peu mieux au fil des ans sous la houlette de son président Régis Dumange et de son manager général Xavier Péméja. L’an passé, le club de la Nièvre s’est qualifié pour la première fois de son histoire dans le dernier carré. Fera-t-il mieux cette saison ? Des questions, ce Pro D2 en suscite de nombreuses. Quid également de Mont-de-Marsan, le petit Poucet économique, transformé l’an passé en ogre sportif, parviendra-t-il à renouveler la performance de dominer le championnat quasiment du début à la fin ? Aujourd’hui, à l’image du Top 14, nombreux sont les clubs à afficher la même ambition. En vrac, Colomiers, Provence Rugby, Montauban, Grenoble, Aurillac, Agen, Béziers… Et tous apparaissent plus ou moins légitimes.

Et puis, aura-t-on droit, comme tous les ans, à des surprises. Souvenez-vous. Il y a deux ans, Vannes a longtemps roulé sur ses adversaires avant cette issue cruelle en demi-finale face au BO. L’an passé, Carcassonne a surpris tous les observateurs en s’invitant parmi les barragistes quand beaucoup pensaient cette équipe assurée de lutter pour le maintien.

Le maintien, justement, parlons-en. Qu’adviendra-t-il de Massy et Soyaux-Angoulême, fraîchement revenus dans le monde professionnel ? Pour ces deux clubs, la tâche s’annonce ardue. Depuis la saison 2012-2013, plus de la moitié des équipes promues ont été reléguées dès la première saison. Seuls huit clubs ont réussi à se maintenir. Et la saison dernière, Narbonne et Bourg-en-Bresse ont fait un aller-retour rapide. Des statistiques peu encourageantes, mais qui dit que la surprise ne viendra pas par le bas lors de ce nouvel exercice ?

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