Vannes avec ambitions

  • Cette saison, Jean-Noël Spitzer et ses hommes repartent sur de nouvelles bases avec l’expérience des erreurs du passé pour ne pas se faire prendre au piège à nouveau. Photo Icon Sport
    Cette saison, Jean-Noël Spitzer et ses hommes repartent sur de nouvelles bases avec l’expérience des erreurs du passé pour ne pas se faire prendre au piège à nouveau. Photo Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
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Autant le RC Vannes avait abordé son sixième exercice imprégné d’une confiance et de certitudes après son parcours jusqu’en demi-finale, autant la saison dernière fut décevante. Celle qui s’ouvre le 26 août est de facto source d’interrogations et non des moindres.

On a coutume de dire et de penser que l’avenir se construit sur le passé. Ceci n’a jamais été aussi vrai pour le RC Vannes au lendemain de ses cinq premiers exercices. Mais à l’aune de ce nouvel épisode, le septième, il faut rebondir, après une peu glorieuse onzième place. Tant et si bien qu’ il apparaît bien difficile de situer ce que pourront être les ambitions de cette équipe. Le Top 6 ? La montée ?

Tout ceci doit néanmoins être regardé avec le prisme de la sagesse et de la lucidité. Nous aurions pu y croire dur comme fer, s’il n’y avait eu ce parcours chaotique de la saison dernière. Six défaites pour débuter, le RCV n’ayant sauvé sa saison et son maintien que sur les quatre dernières journées. Entre les deux, un parcours qui prit souvent l’allure d’un pensum. Au point d’ailleurs qu’en février-mars, certains se demandaient s’il y avait encore un pilote dans l’avion. Contesté en interne, le manager général, Jean-Noël Spitze, a tenu la barre du navire au plus fort de la tempête.

Conséquence, un sacré coup de torchon à l’inter saison. Seize départs (dont quatre retraités) au sein de l’effectif de Pro D2 et six espoirs. Rien que ça ! Une porte grande ouverte pour ceux qui souhaitaient changer d’horizon voir si l’herbe était plus grasse dans le champ du voisin avec un climat plus apaisé et d’autres, à qui il a été fait savoir qu’ils n’étaient plus « dans les plans du coach » comme l’on dit pudiquement mais qui ne signifie rien d’autre qu’il était temps pour eux de faire les valises !

Avec quelques moyens ?

Dans cette volonté de faire table rase du passé récent, le club a ainsi perdu quelques joueurs cadres à l’influence reconnue : Rodrigo Bruni à Brive, Wandrille Picault à Oyonnax, Ambrose Curtis à Mont-de-Marsan, Christopher Hilsenbeck, Rémy Pagès à Carcassonne, Maélan Rabut à Toulon ou encore Rudy Paige (destination non connue). On pourrait considérer que le club est presque revenu à la case départ. Le manager, qui avait presque totalement raté son recrutement précédent, a cette fois, pris les devants. Très tôt sur le marché, le club breton s’est offert les talents de quatorze joueurs dont cinq espoirs. Pas suffisant a priori pour compenser quantitativement, mais à juger sur pièce, il peut y avoir la compensation qualitative. Le temps le dira. Quelques noms font écho à des talents déjà confirmés, même si le poids des ans aura forcément une influence sur le rendement. Les deux ex de Bristol, John Afoa (38 ans) et Alapati Leiua (33 ans) puis Karl Chateau (30 ans – Carcassonne) auront pour mission rien d’autre que celui de relever le défi d’amener la jeunesse ambiante à maturité.

Un éternel recommencement ?

Reste que la vérité sortira du pré. Et Vannes serait alors bien inspiré de suivre les exemples de Montpellier et de Mont-de-Marsan. Le premier, après avoir flirté avec la relégation en Pro D2 lors de la saison 2020-2021, vient d’être sacré champion de France du Top 14, alors que lors du même exercice, Mont-de-Marsan, avait bataillé ferme pour son maintien. Vannes dans le même temps brillait avec Perpignan. Ceci pourrait alors remettre au goût du jour les propos d’un président qui avait dit urbi et orbi avant même le top départ de la saison 2020-2021, que le Top 14 serait l’ambition affichée du club au terme de la saison 2022-2023. On y est ! Et il n’y a plus qu’à !

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Didier LE PALLEC
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