Amiens : une histoire en marche

  • Le seconde ligne Olivier Legrand (chaussures rouges) a débuté en promotion d’honneur et jouera en Fédérale 2 la saison prochaine : il illustre la progression générale de son équipe.
    Le seconde ligne Olivier Legrand (chaussures rouges) a débuté en promotion d’honneur et jouera en Fédérale 2 la saison prochaine : il illustre la progression générale de son équipe.
Publié le

Après deux accessions rapides jusqu'en Fédérale 2, les Amiénois veulent se consolider avant d'envisager la Fédérale 1. 

Sur la feuille de match du barrage d’accession vers la fédérale 2 que les Amiénois ont remporté contre Maison-Laffite, lors de cette dernière possibilité de monter offerte aux clubs de fédérale 3 défaits en seizièmes de finale, les Nordistes jouaient avec leurs deux plus anciens coéquipiers, le pilier Julien Schnerberger et le deuxième ligne Olivier Legrand. Tous les deux avaient démarré au club dans le creux d’une vague, en promotion d’honneur. Quelques années plus tard, leurs présences symboliques dans un quitte ou double vers fédérale 2, illustrent la progression rapide du rugby Amiénois dans la hiérarchie locale et nationale.

Elle a été permise par la décision prise il y a quatre ans par Joël Nayet d’en devenir le président. Le club a connu deux montées depuis son élection. Ce chef d’entreprise en était le partenaire depuis plus de quinze ans, au travers sa chaine de restauration "Le Comptoir du Malt", dix-huit restaurant répartis sur les Hauts-de-France et la Normandie. « Parce que je voulais rendre à la ville ce qu’elle m’a donné, j’avais commencé par investir dans le club de football, raconte t-il. Mais je suis bien plus proche humainement des amateurs du rugby que des professionnels du foot. J’ai donc franchi le pas, dans l’idée que le club devait pouvoir rejoindre le plus haut niveau amateur. Amiens repose sur un bassin de population de près de deux cents mille habitants, avec un tissu économique assez dynamique. Mais pour bénéficier de cette richesse humaine et financière, nous devions nous structurer. C’est ce que nous avons fait, et que nous continuons à faire. Amiens doit pouvoir jouer en Fédérale 1 d’ici trois ou quatre ans, avec une formation interne revigorée ».

Depuis que Joël Nayet a pris les affaires en main avec son équipe de dirigeants, le recrutement de trois joueurs sud-africains professionnalisés, qui interviennent sur les équipes de jeunes, l’augmentation du nombre d’encadrants salariés, et la nomination de Martin Saleille en grand responsable du projet sportif, ont déjà beaucoup fait avancer les affaires picardes.

Des recrues très ciblées

À l’intersaison, pour assumer leur deuxième montée très rapide, cet effort général a été poursuivi dans une forme maitrisée, sans bouleverser leurs plans de progression. Le recrutement a été très ciblé – seulement cinq joueurs – pour répondre à quelques manquements.

« Ils ne le savent pas forcément, mais même si certains de nos joueurs ont commencé en division régionale, ils ont le niveau de la Fédérale 2, assure Martin Saleille. Avec les quelques mecs d’expérience que nous avons été cherchés, et les quelques autres qui nous ont rejoints spontanément, nous allons pouvoir élever notre niveau général en organisant simplement davantage de rotation entre eux. »

S’agissant de la formation, après une tentative infructueuse de créer un centre d’entraînement conjoint avec la ligue des Hauts-de-France, les Amiénois ont décidé de lancer leur entreprise en solitaire. Ils espèrent pouvoir labelliser ce centre par la fédération d’ici un an. « Nous venons de faire deux accessions en quatre ans, dont deux années Covid, rappelle Joël Nayet. Tout cela va assez vite. Nous devons nous stabiliser pour nous renforcer avant d’aller voir plus haut. Ce centre d’entraînement est essentiel. Dans l’absolu, je vois notre équipe fanion alimentée à 20 % par notre formation, une quinzaine de professionnels, et une quinzaine de pluriactifs. Et je pense que cela sera possible d’ici trois ou quatre ans. »

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Guillaume CYPRIEN
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?