Pro D2 - Gilles Bosch a fait taire les sifflets

  • L’ouvreur biarrot, Gilles Bosch, a été décisif dans la victoire des siens face à Oyonnax. Photo Icon Sport
    L’ouvreur biarrot, Gilles Bosch, a été décisif dans la victoire des siens face à Oyonnax. Photo Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
Publié le

En passant deux pénalités et en étant à l’initiative du second essai biarrot, le demi d’ouverture a permis au BO de sortir vainqueur du choc face à Oyonnax, jeudi soir.

Il semble désormais acquis que Gilles Bosch (32 ans) ne fera jamais l’unanimité chez les supporters du Biarritz olympique. Il y a, d’un côté, ceux qui préfèrent Brett Herron, estimant notamment que l’ancien maître à jouer de Carcassonne est parfois en manque de réussite dans l’exercice du tir au but. De l’autre, on trouve ceux qui soutiennent le numéro 10, arguant que, comme tout rugbyman, Bosch joue avec ses qualités, ses défauts et défend avec intégrité le maillot du BO lorsqu’il est sur le terrain.

La saison passée, dans l’élite, le natif de Perpignan avait partagé son temps de jeu avec Brett Herron. L’Anglais (1 124 minutes jouées) avait démarré la saison dans la peau du titulaire et, peu à peu, les rôles s’étaient inversés, puisque Bosch (904 minutes) avait commencé cinq des six derniers matchs de Top 14.

Sowerby : « Je trouve dommage qu’on siffle notre propre joueur… »

Cette année ? Au nom d’une certaine continuité, Gilles Bosch, qui avait attaqué les deux matchs amicaux en tant que titulaire, a été choisi par le staff rouge et blanc pour porter le numéro 10 face à Oyonnax. Sitôt la composition publiée, une partie des supporters basques avaient demandé, sur les réseaux sociaux, la « libération » de Brett Herron, hors groupe pour cette rencontre. « C’est un choix sportif », avait justifié Shaun Sowerby en conférence de presse, à la veille du match.

Jeudi soir, après une transformation en coin (18e) et une pénalité à 40 mètres face aux poteaux (43e) manquées, une partie de la tribune Blanco a commencé à siffler l’ouvreur rouge et blanc, quand d’autres supporters tentaient de lui redonner confiance en scandant « Gillou », son surnom. « Le public est magnifique quand il est derrière nous, mais je trouve dommage qu’on siffle notre propre joueur, regrettait l’entraîneur des avants, Shaun Sowerby, après la rencontre. Pour revenir sur la prestation de Gilles, parfois, le match peut être compliqué. Le jeu est tactique, avec un échange de coups de pied de pression. Même s’il n’a pas été à son niveau en première période, il a montré qu’il était un compétiteur. Comme l’équipe, il a trouvé le moyen de s’en sortir et de nous aider à gagner. Je suis fier de lui. »

Huit points au pied

En effet, alors qu’il aurait pu sombrer dans une spirale négative, le demi d’ouverture a été à la base de l’essai de Simon Augry (51e), en perçant la défense d’Oyonnax, lequel a permis au BO de reprendre les devants au score (12-9). Vingt minutes plus tard, alors que les Oyomen avaient repris l’avantage (12-14), Gilles Bosch a passé une pénalité de quarante mètres en coin (70e), puis une seconde face aux perches dans la foulée (73e), pour assurer la victoire aux siens. La meilleure des réponses à ses détracteurs, qui l’avaient sifflé un peu plus tôt dans la partie…

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Pablo ORDAS
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?