Rugby Championship - L’Argentine écrit l’histoire, Emiliano Boffelli la dicte

  • Les Argentins peuvent exulter, ils sont rentrés dans l’histoire en gagnant pour la première fois en Nouvelle-Zélande.
    Les Argentins peuvent exulter, ils sont rentrés dans l’histoire en gagnant pour la première fois en Nouvelle-Zélande. Dave Lintott / Icon Sport - Dave Lintott / Icon Sport
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Les Pumas ont obtenu samedi la première victoire de leur histoire en terre néo-zélandaise. Un exploit donc, qui a été construit sur le terrain par un Emiliano Boffelli parfait. Après deux semaines de répit, les Blacks replongent dans la crise.

On a presque l’impression de le répéter chaque semaine maintenant, tant la période sombre des All Blacks s’éternise. Mais, encore une fois, la Nouvelle-Zélande a concédé une défaite historique sur sa pelouse de l’Orangetheory Stadium de Christchurch. Alors qu’on pensait les hommes de Ian Foster ressuscités avec leur brillant succès en Afrique du Sud il y a deux semaines (23-35), les Blacks ont rechuté ce samedi face aux coriaces Pumas. Il faut dire que ce succès historique, le premier des Argentins en Nouvelle-Zélande, n’a rien d’un exploit. Les Sud-Américains, qui surfaient sur la vague de leur dernière leçon donnée face à l’Australie (victoire 48-17), ont affiché une souveraine sérénité à Christchurch. Patients, concentrés et surtout précis, ils ont rédigé une copie parfaite dans le sillage d’un Emiliano Boffelli injouable. L’ailier aura été l’homme décisif de la partie, comme le fut Nicolas Sanchez à l’époque du premier succès argentin face aux Blacks. Voyez plutôt, l’ancien du Racing 92 a compilé vingt points au pied en réussissant cliniquement ses sept tentatives face aux perches. Leader dans la parole à chaque temps mort, il s’est aussi illustré sur le terrain à la 47e minute. Alors que les Kiwis semblaient prendre l’ascendant, Boffelli montait sur un renvoi de Carreras et volleyait la balle dans la défense noire. La précieuse gonfle finissait sa course dans les mains de Juan Martin Gonzalez Samso, lequel filait à dame. Dans un moment crucial du match, Boffelli exécutait bien sûr la transformation en bord de touche, qui permettait aux siens de repasser devant, définitivement.

La conquête néo-zélandaise était pourtant bonne

Érigé comme le héros de ce succès historique, Boffelli peut remercier les lacunes disciplinaires des Néo-Zélandais. Malgré leur domination territoriale, Sam Cane et les siens ont accumulé les fautes au sol (14 pénalités concédées). Shannon Frizell écopait même d’un carton jaune en fin de match pour une accumulation de fautes. Frustrés à la fin du match, les Blacks pourront regretter les deux échecs au pied de Mo’unga, et la pénalité ratée par Jordie Barrett. Un manque de réalisme qui coûte cher, surtout lorsqu’on sait que la conquête a été très satisfaisante. Avec un Samisoni Taukei’aho encore décisif, les Blacks ont outrageusement dominé en mêlée et contré de nombreux ballons à une des meilleures touches du sud. Malheureusement, Codie Taylor ratait deux lancers décisifs en fin de partie et les Blacks voyaient leurs démons réapparaître. La semaine risque d’être longue en Nouvelle-Zélande…

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Yanis Guillou
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