Déjà un parfum de Coupe du monde...

  • Durant deux jours, la jeunesse tricolore a été mise à l’honneur sur le terrain central avec notamment des petits tournois à cinq contre cinq. Photo Aurélien Delandhuy
    Durant deux jours, la jeunesse tricolore a été mise à l’honneur sur le terrain central avec notamment des petits tournois à cinq contre cinq. Photo Aurélien Delandhuy Aurélien Delandhuy
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Ces 26 et 27 août, le Village Rugby de France 2023 s’est installé au plus près de la population toulousaine. Au programme, des internationaux français, le trophée Webb-Ellis et bien d’autres surprises ont fait plaisir au public venu nombreux !

L’odeur de la Coupe du monde 2 023 a envahi la Ville rose ces 26 et 27 août. À un peu plus d’un an du match d’ouverture qui opposera les Bleus aux All Blacks, le Village Rugby a posé ses valises dans la cité toulousaine pour faire découvrir, ou redécouvrir au grand public l’histoire, plus ou moins lointaine du rugby. Alors dès 10 h 30 ce vendredi, les passionnés mélangés aux curieux ont eu à leur disposition une pléiade d’ateliers pour profiter, tout en se rapprochant d’un monde qu’ils n’ont jamais autant approché, celui du ballon ovale. Dans un premier temps, il était possible d’en apprendre un peu plus sur les principaux sponsors de France 2 023 que sont la SNCF ou la Société Générale. Des entreprises nationales partenaires du Mondial tricolore comme l’explique Noé Wagner, responsable du développement commercial de France Pare-Brise : « Ce qui nous rapproche le plus au rugby, ce sont les valeurs. Avoir toujours de se battre pour son coéquipier, se dépasser sur le pré, ce sont pour toutes ces raisons que nous avons rejoint l’aventure ». Une belle place aux partenaires, qui n’a pas pour autant couvert les cris par dizaines lancés par les enfants présents sur le parvis du Stadium. Car les plus jeunes également, avaient le choix pour se divertir. On ne pouvait pas le louper, le fameux terrain en herbe synthétique, théâtre des ateliers rugbystiques et d’un tournoi de « Touch » à cinq contre cinq. Le pré au centre, et les différents ateliers autour. Des petits jeux pour tester sa technique, qui auront attiré la curiosité des petits mais aussi celle des plus grands. D’un côté, le but était de faire parler la qualité de ses passes, de l’autre son jeu au pied. Et après deux jours d’analyses, on se dit que la jeunesse tricolore se porte plutôt bien !

Servat et Flament en têtes d’affiche

Bien évidemment, lorsqu’un ballon ovale roule sur le sol aux abords du Stadium, le Stade toulousain n’est jamais bien loin. Après avoir admiré les tuniques Rouge et Noir sur les épaules de nombreux visiteurs, ce sont les joueurs eux-mêmes qui sont venus rendre visite à tout ce beau monde. En tête d’affiche, Thibaud Flamend. Le Chelemard et son double mètre ont fait leur apparition le vendredi en fin d’après-midi en compagnie d’Arthur Retière, nouvel arrivant dans les rangs haut-garonnais. Les deux Stadistes ont participé à une séance de dédicaces en compagnie de l’ancien Castrais, Armand Battle et Marjorie Mayans, internationale française. À noter qu’Edgar Retière, le petit frère d’Arthur a également participé à la fête. Un moment de convivialité avec les supporters français qui font forcément chaud au cœur comme s’en réjouit Flament : « Ça fait plaisir d’être au plus près de notre public avec des événements comme celui-ci. On voit les yeux des plus petits qui pétillent donc c’est motivant pour la suite, on a envie de se battre sur le terrain pour eux avec le maillot bleu ». Le deuxième ligne aux neuf sélections n’oublie pas non plus ce qui clôturera toute cette organisation, le Mondial dans treize mois : « Le XV de France provoque de l’engouement, cela se remarque facilement et c’est un énorme point positif. Nos supporters sont forcément contents de nos derniers résultats et ils sont tous derrière nous pour la Coupe du monde ». Lui n’aura pas signé un grand nombre d’autographes, même si sa notoriété lui aura valu quelques séances photos improvisées, William Servat s’est joint à la fête. L’entraîneur des avants du XV de France a voulu se faire discret, mais l’enthousiasme qu’a généré ce Village Rugby ne lui a forcément pas échappé : « On s’aperçoit lors de ces journées de la joie que peut procurer le rugby. Les passionnés prennent du plaisir, et ils nous le rendent bien. Il est vrai qu’en tant que Toulousain, c’est un peu plus spécial. La ville pue le rugby et c’est tout un peuple entier qui vivra un moment exceptionnel l’an prochain ». Le membre du staff des Bleus se sera ensuite fait voler la vedette par le trophée Webb-Ellis, venu illuminer la journée de vendredi en fin d’après-midi.

L’événement de tous les rugbys

Même si c’est le rugby à quinze qui entrera en fusion lors de cette Coupe du monde, les équipes de France 2 023 crient haut et fort leur volonté d’organiser le Mondial de tous les rugbys. Et honnêtement, ce fut réellement le cas lors de ce week-end toulousain. En premier lieu, quelques internationales françaises se sont rendues sur place, ce qui n’a pas manqué de faire réagir Jean-Luc Moudenc. À l’issue de son discours vendredi soir, le maire de Toulouse a adressé quelques mots bienveillants à l’ensemble du XV de France féminin, qui s’envolera dans quelques semaines en Nouvelle-Zéande y disputer son Mondial. Un moment chaleureux comme l’explique la capitaine bleue, Gaëlle Hermet : « Les nombreux mots qui nous sont adressés nous donnent énormément de force. Désormais, on pense tout le temps au rugby féminin, c’est top. On sent que la simplicité que l’on véhicule quand on joue porte ses fruits aujourd’hui ». Non loin de la joueuse du Stade toulousain, c’est Jonathan Hivernat qui portait haut les couleurs de l’équipe de France de rugby fauteuil. Lui aussi capitaine dans sa discipline, il a savouré chaque instant : « Ce Mondial est bien plus qu’une appellation pour le Handisport. France 2023 va également organiser, parallèlement à la Coupe du monde de rugby à quinze, celle pour le rugby fauteuil. Cela va permettre au grand public de découvrir notre sport ». Deux jours de découverte, de jeux, de discours mais avant tout de plaisir. Car c’est surtout ça, le rugby.

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Vincent FRANCO
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