Top 14 - Pierre-Louis Barassi : « Je veux élargir ma palette »

  • Pierre-Louis Barassi (Centre de Toulouse) - Après six ans à Lyon, il avait besoin de changer d’environnement.
    Pierre-Louis Barassi (Centre de Toulouse) - Après six ans à Lyon, il avait besoin de changer d’environnement. Icon Sport - Icon Sport
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Pierre-Louis Barassi (Centre de Toulouse) - Après six ans à Lyon, il avait besoin de changer d’environnement.

Vous avez porté pour la première fois le maillot toulousain la semaine passée à Toulon. Qu’avez-vous ressenti ?

C’était un immense honneur. Même s’il était amical, ce match était tout de même à Mayol, face au RCT. J’ai ressenti énormément de fierté. Au niveau des couleurs, ça ne pose aucun problème d’adaptation (rires). Mais je relativise, ce n’était pas le Top 14. Le plus dur reste à faire.

On vous a vu déjà à l’aise, avec plusieurs actions décisives de votre part…

Je ne l’analyserais pas ainsi. C’était une rencontre de préparation, plus ouverte que celles de championnat. Je ne me suis pas senti décisif mais, petit à petit, je parviens à entrer dans le projet de jeu. Les premières semaines, j’étais forcément un peu perdu mais les automatismes viennent. Les miens, et ceux de mes coéquipiers envers moi. Je suis nouveau, on doit tous s’adapter. Mais je sens que ça rentre dans l’ordre.

Est-ce particulier d’intégrer ce projet de jeu, axé sur la prise d’initiative ou les ballons de récupération ?

C’est quelque chose qui me parle mais qui est différent. Beaucoup de choses changent pour moi, notamment les courses ou l’importance de certains postes dans le jeu global. Il faut réussir à peser dans cet effectif. L’important, à mes yeux, est d’abord de me rendre utile dans mon rôle.

Le choix de signer à Toulouse a semblé naturel et rapide. était-ce le cas ?

C’était une suite plutôt logique dans ma progression. La décision était vraiment mûrie dans ma tête depuis longtemps. Au moment de signer, je n’ai pas beaucoup hésité. J’avais bien réfléchi au préalable, j’avais besoin de changer. Venir jouer au Stade toulousain me convenait pour évoluer dans mon jeu et y apporter certaines qualités supplémentaires, que je ne pouvais peut-être pas avoir ailleurs. Je veux élargir ma palette rugbystique.

On pense au volet offensif ici…

Je cherchais surtout à sortir d’une zone de confort même si, dans le rugby professionnel, cela n’existe pas vraiment. Inconsciemment, après six ans dans le même club, je ne sais pas si on devient moins exigeant… Mais cela fait du bien de changer de club, de tout remettre à zéro, de refaire ses preuves. C’était l’axe prédominant dans mon choix. Mais bien sûr, je suis conscient que le rugby pratiqué ici est très offensif. Ce qui fait la différence, si on veut réussir à mettre ce jeu en place, c’est sur des détails techniques : des passes et des courses parfaites par exemple. Après, ça reste du rugby : il faut avancer devant pour avoir les opportunités derrière.

Vous aviez déjà connu Ugo Mola avec les Barbarians en 2018…

Je ne sais pas s’il s’en rappelle (rires). Les Barbarians, c’est différent du fonctionnement de club avec peu d’entraînements et beaucoup de rugby à toucher. Le staff était toulousain et j’avais accroché avec la méthode mais cela n’a pas été décisif dans mon choix de venir ici.

La présence de Romain Ntamack, Matthis Lebel ou Lucas Tauzin, avec qui vous avez été champion du monde moins de 20 ans, a-t-elle aidé ?

Oui, bien sûr. C’est sympa de connaître des mecs même si les contextes sont différents. Cela facilite l’échange, surtout au début. Mais en ce qui concerne le jeu, en moins de 20 ans, j’avais un autre rôle que celui d’aujourd’hui.

Comment abordez-vous ce premier match de Top 14 ?

Je n’ai pas d’appréhension particulière. Mon objectif est de comprendre tout ce qui structure le projet de jeu, de maîtriser sur le bout des doigts chaque mouvement. Si j’ai la chance de jouer, il faudra tout donner pour être digne de ce maillot.

Vous avez beaucoup joué 13. Glisser en premier centre, poste très responsabilisé à Toulouse, peut-il vous plaire ?

Concrètement, je sais que je suis capable d’évoluer aux deux postes. Après, tant que je suis sur le terrain… C’est au staff de poursuivre sa réflexion sur le rôle qu’il veut me voir endosser sur un plan stratégique. Peut-être qu’il compte aussi sur moi en numéro 12. Pour être honnête, on ne l’a pas vraiment évoqué. Mais cela ne me pose pas de problème.

Pensez-vous au Mondial dans un an ?

(Il soupire) Franchement, pas encore. Je suis sincère. Mon but est réellement de m’intégrer pleinement dans ce groupe toulousain, de vivre cette aventure à fond. Je me concentre là-dessus. Il doit y avoir près de dix matchs avant les convocations pour la tournée d’automne. Si je parviens à réaliser de belles performances, ce sera au staff des Bleus de faire ses choix.

Vous comptez trois sélections, êtes dans les plans depuis longtemps. Mais l’histoire avec les Bleus fut toujours contrariée par une blessure pour enchaîner…

Oui, j’ai souvent eu un petit pépin. Il y a aussi beaucoup de concurrence, des énormes joueurs au centre. J’espère que l’air toulousain me portera un peu plus bonheur sur les blessures.

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