Vannes est dans ses petits souliers

  • Francisco Gorrissen et ses coéquipiers auront à cœur de se racheter après leur défaite à Soyaux Angoulême en ouverture du championnat. Photo Icon Sport
    Francisco Gorrissen et ses coéquipiers auront à cœur de se racheter après leur défaite à Soyaux Angoulême en ouverture du championnat. Photo Icon Sport
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Battu sur le fil à Chanzy face à une formation de Soyaux Angoulême très opportuniste, le RCV tremble à l’idée de recevoir ce soir Biarritz.

Le RC Vannes n’est pas vraiment dans une situation enviable lors de cette deuxième journée de championnat. Pour deux raisons au moins. La première tient à sa récente défaite lors de l’ouverture du championnat sur le sol du promu Soyaux Angoulême dans des circonstances que l’on pourrait même qualifier d’Ubuesques ; la seconde est, que ce qui se présente ce soir à la Rabine n’est rien d’autre que Biarritz, considéré comme l’un des deux, trois épouvantails de la compétition. Une équipe qui s’est offert le luxe d’épingler à son tableau de chasse Oyonnax autre prétendant déclaré à une phase finale et même plus si affinité. Un point de référence qu’il convient de prendre en compte côté vannetais. On pourrait même y ajouter une troisième raison en remontant l’horloge du temps. Souvenons-nous de cette demi-finale perdue dans le temps additionnel contre cette même équipe de Biarritz, ce qui avait donné droit à cette dernière à disputer une finale contre l’USAP avec, au final, un ticket d’accession en Top 14 (après un match de barrage homérique contre le voisin Bayonne).

Indiscipline et manque de maîtrise

Notez que cet échec - que le RC Vannes eut mille misères à effacer de ses mémoires la saison dernière - pourrait se transformer en une volonté farouche de laver l’affront et pourquoi pas de réaliser l’exploit. Mais sachons raison garder et restons sérieux : si sur le papier un match n’est jamais joué à l’avance, les éléments d’appréciation dans les circonstances présentes, ne plaident pas en faveur des Bretons. Tout simplement parce qu’ils n’ont pas donné des gages de solidité vendredi dernier (cf l’essai victorieux à la 80e minute à Chanzy). Disons même qu’ils n’ont pas joué sur les standards habituels de la Pro D2 face à un promu encore en quête d’identité hormis l’essai de Lafage (prestation XXL !) superbement amené collectivement. Nous n’inventons rien, puisque c’est l’entraîneur lui-même qui a fait remarquer dans son commentaire d’après match que "l’indiscipline et le manque de maîtrise de son groupe avaient été payés cher".

Enthousiasme et tempérament

Le collectif vannetais et l’encadrement ont donc eu toute la semaine pour trouver le pourquoi du comment de cette défaite et surtout pour chercher des solutions à apporter à l’ensemble. Car lorsque l’on mène de 13 points à 15 minutes de la fin, prendre deux essais transformés relèvent presque du mauvais gag. Mais, à la décharge de ce collectif, le poids des absences, la jeunesse de certains acteurs (prometteurs au demeurant), la titularisation en 15 d’un Duplenne pas forcements très à l’aise, car n’ayant pas le profil du poste, la blessure et la sortie de terrain trop vite arrivées de Karl Chateau, tout ceci conjugué, sont autant d’éléments analytiques à prendre en compte pour offrir quelques éléments d’appréciation. Reste que ce soir sous le coup de 19 h 30, dans l’arène de la Rabine, le RCV serait bien inspiré de ne pas rater la marche. Le public lui pardonnera volontiers de ne pas gagner face à l’ogre biarrot. Mais pas à n’importe quel prix. Ce prix sera celui de la souffrance, de l’enthousiasme et du tempérament. De l’orgueil que diable !

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Didier LE PALLEC
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