France - Italie : les Bleues entrent en scène

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Réunies depuis mardi soir à Nice, les Bleues ont abordé leur troisième et dernière phase de préparation du mondial, qui consiste en une double confrontation amicale contre les italiennes.

Après avoir passé des semaines à développer leur potentiel athlétique, à s’être appropriées le plan de jeu, à avoir soulevé de la fonte, et à avoir révisé touches, lancements, replacements et autres circulations en tous genres, les Bleues vont enfin regoûter au frisson d’un match international. Ce samedi, au stade des Arboras à Nice, elles vont défier l’Italie. Cette confrontation précédera le match retour qui sera disputé le 9 septembre en Italie, à Biella, entre Turin et Milan. Une première opposition à balles réelles qui permettra aux Françaises de valider ou non ces longues semaines de préparation, et mesurer le travail qu’il reste à accomplir.

L’italie, un choix stratégique

En clair, nos Bleues vont passer au révélateur. Et le terme n’est pas trop fort, car il ne faut pas s’y tromper : l’Italie n’est plus cette nation de gentilles "loseuses" qui terminaient systématiquement à la dernière place du Tournoi il y a encore quelques années. Après un début de Tournoi poussif (trois défaites de suite contre la France, l’Angleterre et l’Irlande), les Transalpines ont vu leurs efforts récompensés par deux victoires contre l’Ecosse à domicile et au pays de Galles. Et toutes les Bleues s’accordent à dire que la Squadra Azzura féminine fait partie des équipes qui progressent le plus vite en Europe. Un simple coup d’œil au classement World Rugby le confirme : les Italiennes ont récemment gagné sept places et pointent aujourd’hui au sixième rang mondial, devant l’Australie, l’Irlande le pays de Galles ou l’Ecosse. Quoi de mieux donc que se confronter à l’équipe en forme du moment ? Le sélectionneur-entraîneur Thomas Darracq avait évoqué d’autres raisons pour justifier ce choix : "D’abord, on ne voulait pas jouer l’Angleterre, et les Anglaises ne voulaient pas non plus ! On les affrontera déjà en poule. L’idée était d’affronter une équipe possédant notre profil, et qui est susceptible de venir nous contrer sur nos points forts comme la conquête ou les ballons portés. Et puis on voulait affronter une équipe latine. Pas une équipe anglo-saxonne avec un cadre de jeu très prédéfini. On avait envie d’être confronté à une équipe qui nous ressemble, ce qui nous perturbe parfois."

Bien que largement battues l’année dernière à Grenoble (39-6, 17-6 à la mi-temps), les Italiennes avaient opposé une farouche résistance. Dotées d’avants puissantes et de trois-quarts plutôt menues mais très vives menées par la remuante demi d’ouverture Béatrice Rigoni, les Bleues devront se montrer sérieuses et appliquées pour enmagasiner de la confiance après un Tournoi des 6 Nations qui a laissé un goût d’inachevé.

Darracq : "Les cartes sont redistribuées"

Individuellement, les Bleues doivent également saisir leur chance. Car ces deux rencontres serviront au staff pour composer le groupe de 32 joueuses qui partiront en Nouvelle-Zélande. Ce dernier va donc procéder à une large revue d’effectif sur les deux rencontres : "Oui, les cartes sont redistribuées, nous confiait Darracq il y a quelques semaines. On ne repart jamais de zéro, car on a tous une histoire mais malgré tout, on a dit et répété aux filles que chaque entraînement et chaque situation de vie commune est un temps d’évaluation avec de degrés d’importance. La priorité, c’est la performance sur le terrain, mais il y a aussi la vie de groupe, la capacité à accepter cette vie de groupe, etc. mis bout à bout, ces éléments vont conduire à la liste des 32." Mesdemoielles, à vous de jouer.

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