Pro D2 - Les Aurillacois laborieux, mais victorieux

  • Les Aurillacois n'ont pas réalisé un grand match mais ont assuré l'essentiel.
    Les Aurillacois n'ont pas réalisé un grand match mais ont assuré l'essentiel. Icon Sport
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Le Stade aurillacois s’est sorti du piège provençal au terme d’un petit match, mais où les quatre points font du bien.

Défaits tous les deux la semaine dernière, la rencontre entre le Stade aurillacois et Provence rugby relevait déjà d’un défi sous le signe d’une certaine pression. Et ce sont les Cantaliens qui ont remporté ce premier challenge, notamment grâce à une entame très intéressante. Marc Palmier plante les premiers points (4e), les locaux ont visiblement réglé le problème de l’alignement, la mêlée fait son taf et Hugo Bouyssou, ministre de l’intérieur maison, file à dame (10-0, 11e). Quant à la suite… « Cela a été un peu laborieux sur le long, mais on ne s’est pas affolé. Nous sommes restés dans notre plan de jeu de ne pas jouer chez nous et d’attendre d’être dans leur camp pour mettre du rythme. Seulement, cela n’est jamais vraiment arrivé. » 

Auteur de son deuxième essai en deux matchs, le demi de mêlée aurillacois a conscience de « ne pas avoir développé un grand jeu », mais Aurillac se devait de gagner ce match « et on l’a fait ».

Courte, simple, efficace, l’analyse d’Hugo Bouyssou précise que si tous avaient à cœur de montrer que le score de Mont-de-Marsan était un poil « trop sévère et qu’on pouvait faire des choses », le contenu de vendredi n’a malgré tout pas permis "de trop se rassurer". Sentiment bien sûr partagé par son entraîneur Roméo Gontineac. « On a senti dès l’échauffement que les mecs avaient envie de gagner le match. On fait bien au début, puis on perd la maîtrise. »

 

« Encore beaucoup de travail »

Effectivement, d’un coup, le Stade aurillacois manque de précision et Aix relève la tête, timidement. Mauricio Reggiardo, entraîneur de Provence rugby, est pourtant venu armé dans le Cantal, avec la conviction de pouvoir faire quelque chose… en vain. « Franchement, on ne méritait pas de gagner ce soir, mais je pense qu’on méritait de prendre un point. C’est comme ça. On savait très bien qu’Aurillac allait mettre une forte pression sur les vingt premières minutes et on n’a pas été déçus de ce côté-là. » 

L’Argentin peste contre « les touches et les mêlées perdues », contre l’essai encaissé « à zéro passe » et derrière son groupe qui « met des intentions de l’énergie, mais on n’a pas été efficaces ». Provence peut regretter les situations où les points étaient à portée, à l’image de l’essai refusé à Eroni Sau (35e), ou encore l’opportunité en fin de match d’aller chercher le bonus.

Quant au Stade, on retiendra forcément les quatre points car ils font du bien à la tête. On relèvera également une mêlée conquérante et un collectif défensif retrouvé après le carton rouge de Beka Shvangiradze (68e, deuxième jaune), mais on notera aussi un jeu qui s’est délité au fur et à mesure, un jeu au pied de pression pas toujours judicieux. « Il reste encore beaucoup de travail et on se doit de maîtriser le jeu pour ne pas subir », insistait Roméo Gontineac. Une bonne base de travail avant d’aller affronter Soyaux-Angoulême vendredi.

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Jean-Marc AUTHIÉ
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