Pro D2 - Malgré le beau succès à Agen, Grenoble ne s’enflamme pas

  • Malgré plusieurs infériorités numériques consécutives, les Grenoblois de Lucas Dupont sont allés chercher la victoire en Lot-et-Garonne.
    Malgré plusieurs infériorités numériques consécutives, les Grenoblois de Lucas Dupont sont allés chercher la victoire en Lot-et-Garonne. Icon Sport
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Les Isérois s’étaient préparés à un énorme combat, notamment devant. Ils ont su contrer le SUA. Mais attention, l’indiscipline pourrait coûter cher.

Quelle solidarité ! Les Isérois n’ont pas réalisé le match parfait à l’extérieur. Bien que la conquête et la défense aient pris le dessus. L’indiscipline reste un énorme point noir. « On ne va pas se mentir : c’était un petit match quand même. On a joué longtemps à quatorze ou même à treize. On prend une vingtaine de pénalités… Si leur buteur est en réussite on peut le perdre », préfère tempérer Romain Barthélémy avec beaucoup d’humilité.

À vrai dire, il n’a pas tort. Notamment en seconde période où le SUA a campé dans la zone de marque iséroise. Multipliant les temps de jeu, en vain. « Chacun s’est envoyé pour le copain. On a une grande confiance les uns envers les autres, peu importe qui est sur le terrain », confirme le capitaine, Steeve Blanc-Mappaz, qui lui-même a pris un carton jaune. « Durant ces dix minutes, d’autres joueurs ont pris le relais. Antonin Berruyer assure la touche. Levi Douglas on dirait qu’il ne peut pas sauter, mais il saute très bien… Franchement peu importe qui se trouve sur le terrain, on sait qu’il y a de la sérénité » poursuit-il. Finalement, sur leur seule vraie action en seconde période, les hommes de Nicolas Nadau ont traversé le terrain avec les trois-quarts avant que Romain Barthélémy offre l’essai d’une magnifique transversale au pied à Lucas Dupont. « Un geste que j’avais loupé contre Béziers mais qui a souri sur cette action », sourit le demi d’ouverture.

Parole à la défense

Habituellement, en sortant d’une performance à l’extérieur, la satisfaction se lit dans les regards. Paradoxalement, vendredi soir, les Isérois avaient le sourire, mais qu’à moitié. « On valide le travail que l’on fait aux entraînements. Mais c’est un sentiment mitigé. Parce qu’on fait preuve d’une trop grande indiscipline. On ne récupère pas les ballons sur les renvois… Franchement il faut relativiser cette victoire car on aurait très bien pu la perdre », relativise le manager, Fabien Gengenbacher.

Heureusement, son équipe a pu compter sur une solidarité défensive de tous les instants. Avec notamment des attitudes importantes dans des moments décisifs. L’on pense à cette pénalité récoltée vers la 50e minute, à quatorze contre quinze, alors que les Agenais enchaînaient les mêlées sous les poteaux du FCG. Mais également aux pénaltouches volées près de la zone de marque. Sans oublier, enfin, la bonne redistribution sur les extérieurs lorsque les Agenais tentaient de mettre du jeu.

L’an dernier, les Grenoblois avaient déjà réussi de gros coups loin de leurs bases, lors de matchs portés sur l’offensive. Quelques mois plus tard, c’est bien au plaquage que les partenaires de Jean-Charles Orioli ont réussi à se rassurer avant de construire leur succès. Et finalement, cette rencontre confirme une donnée entrevue ces dernières semaines du côté des Alpes : oui, Grenoble n’est plus la même équipe. Et il faudra compter sur eux cette saison.

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Mathieu VICH
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