Coupe du Monde : dans un an l'apothéose

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Ce jeudi (8 septembre), nous serons très exactement un an avant le France - Nouvelle-Zélande qui lancera la Coupe du monde 2023 sur notre sol. Une perspective immensément alléchante par la ferveur populaire qui se dessine. Aussi par le rapport de force sportif, qui n’a jamais semblé aussi ouvert et équilibré entre le Nord et le Sud.

Tout, dans cet ante-anniversaire, donne envie d’accélérer le temps. L’objet, bien sûr : une Coupe du monde, événement suprême, quadriennal donc rare et précieux. Un point d’orgue en point final de mandats, de carrières, d’épopées. Construites pierre après pierre sur des projets de quatre ans, les meilleures nations de la planète doivent arriver à leur apogée au moment de s’avancer face au jugement dernier. Le couperet tombe.
Ces constats valent pour chaque Coupe du monde qui a jalonné l’histoire du rugby. À bien des égards, cette édition 2023 est plus excitante encore. Parce qu’elle sera en France, bien sûr, ce qui parle un peu plus encore à nos cœurs cocardiers. Parce qu’elle sera celle de tous les records : les affluences et la promesse de stades à guichets fermés, malgré le choix fait de ne retenir que des grands stades (30 000 places au moins) ; des vagues de supporters étrangers qui déferleront vers l’Hexagone (entre 600 000 et 800 000 attendus). Une manne financière en adéquation avec cet engouement : sans précédent. Et surtout, une compétition qui n’a jamais semblé aussi ouverte, à un an de son coup d’envoi.
Pour la première fois, les All Blacks ne font pas figure de grandissimes favoris. Aucun favori ne se dégage d’ailleurs clairement, au moment de lancer le sprint vers une Coupe du monde. À date, s’il fallait en dégager, on se tournerait vers l’Europe : la France et l’Irlande qui trustent actuellement les deux premières places du classement World Rugby. Encore une première.

Les joueurs voulaient les All Blacks en ouverture

Les Bleus, justement, n’auront pas le temps d’une mise en route progressive. France - Nouvelle-Zélande en ouverture : voilà qui finit de pimenter une sauce déjà bien épicée. Et qui ajoute à l’impatience.
Pour la première fois depuis 1995 et le terrible Afrique du Sud - Australie à Cape Town, la rencontre inaugurale opposera deux équipes candidates au sacre. Une affiche sublime pour ouvrir le bal, quand le staff des Bleus aurait un temps évoqué la possibilité d’un match inaugural moins relevé, pour bien lancer sa compétition (L’Italie par exemple).

Les joueurs, eux, s’étaient vite enivrés à l’idée d’affronter sans attendre les hommes en noir. « C’est le Graal en tant que joueur de jouer une Coupe du monde chez soi et de démarrer face aux Néo-Zélandais. Démarrer face à la meilleure équipe de tous les temps, il n’y a pas mieux, s’enthousiasmait Ntamack. On aura forcément une petite boule au ventre au moment de jouer ce match mais il faudra qu’on en profite à fond parce que ça va peut-être être l’un des plus beaux matches de notre vie. » L’organisation, sous la houlette du GIP2023, a tranché en ce sens. Si elle se déroulera en France, cette Coupe du monde sera d’abord un événement planétaire. À rendez-vous grandiose, lancment grandiose.

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