Face au RCT, Bayonne a payé pour apprendre

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Séduisant plus de la moitié de la rencontre, l’Aviron s’est effondré à l’abord du dernier tiers laissant de gros regrets dans son escarcelle. Il faudra retenir la leçon.

Chaque année, le championnat de France se révèle de plus en plus ardu pour les promus. Alors, Bayonnais, venus en nombre à Mayol, comme Toulonnais ne savaient pas trop à quoi s’attendre de la bande à Patat. Venus sans pression sur la rade, les pensionnaires de Dauger ont donné du fil à retordre à des Rouge et Noir en reconstruction sous la houlette du duo Mignoni et Azéma. Pour se jeter dans la fosse au lion du Top 14, les Basques ont préféré y aller les deux pieds en avant.

Le carton jaune de Mikautadze a tout changé

En parlant de pied, justement, c’est ainsi que les partenaires de Cassiem ont mis sur orbite Jacquelain (3e) et Baget (43e). À la passe décisive, le maestro Lopez et l’épatant deuxième nommé pour faire chavirer les cœurs bleu et blanc. Vous saupoudrez le tout de la botte de Germain (sept points), d’un drop-goal du même Lopez, et d’un autre essai en force de Rouet (35e). Bayonne avait fait le break (14-25, 44e) et pressentait le gros coup. « Nous étions bien, nous les avons mis en difficulté quand on avait le ballon. Mais on a remis Toulon dans la partie. Par rapport au ProD2, chaque erreur se paye cash en Top 14 », a regretté Rouet.
Alors qu’il était en train de cueillir le muguet dans le pré, Bayonne s’est fait couper l’herbe sous le pied. Tout juste entré en jeu, Mikautadze, ancien de la maison locale, a laissé ses équipiers en infériorité numérique pour un plaquage haut sur Paillaugue. Durant ces dix minutes, Toulon a marqué trois essais pour punir la bêtise du Géorgien.

Patat était encore amer, plusieurs minutes après le dénouement : « On se donne le droit d’y croire. Quand on mène de onze points à l’extérieur, il faut saisir l’opportunité et tuer le match. Au lieu de ça, on a raté une touche à cinq mètres, puis pris un carton jaune et nous avons pu que constater les dégâts. Nous en prenons quarante, ça fait mal à la tête et on paye pour apprendre. »
En joueur expérimenté, Lopez n’a pas osé jeter la pierre à son « gros ». Pour le maestro de l’Aviron, les siens ont manqué de beaucoup de choses pour gratter des points dans le Var : « On a découvert le haut niveau avec l’importance des sorties de camp, de la discipline et de garder la possession. Il faut qu’on apprenne vite. Sinon, on va prendre des animaux dans la gueule tous les week-ends. » Paroles de sages. 

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Mathias Merlot
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