L'affiche - Bordeaux/Toulouse : Le Stade toulousain s'offre la victoire en deux éclairs

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    L'affiche - Bordeaux/Toulouse : Le Stade toulousain s'offre la victoire en deux éclairs DDM - LAURENT DARD
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Apathiques pendant une grosse demi-heure, les Stadistes ont totalement renversé le cours de cette rencontre à la grâce d’étincelles collectives et individuelles dans le second acte.

Jeudi, en conférence de presse, le manager du Stade toulousain Ugo Mola déclarait concernant ses futurs adversaires bordelais : « Ils réalisent un recrutement pertinent et ça reste une équipe attractive, qui s’est rajeunie. Vous dire que je trouve Bordeaux dangereux et performant, cela va de soi.En revanche, je ne peux pas juger de leur préparation et de leur état puisque j’ai déjà du mal à savoir dans quel état nous-même sommes. » Si ses troupes ont largement dominé le premier quart d’heure, privant les Girondins de munitions et menant rapidement 6-0 au tableau d’affichage, il n’a pas tardé à avoir une réponse plus claire. Parce que, dans la foulée et jusqu’à la pause, les Rouge et Noir n’ont quasiment pas sorti la tête de l’eau, hormis sur une action dans les arrêts de jeu de la première période sur laquelle Matthis Lebel a terminé dans l’en-but de l’UBB sans parvenir à aplatir le ballon.

Cet essai aurait pourtant fait du bien pour redresser des Stadistes dépassés et étouffés durant vingt-cinq minutes.Subissant les impacts physiques et incapables de répondre à la vitesse bordelaise, les coéquipiers de Romain Ntamack n’ont pu que constater les dégâts face à une formation qui avait déjà le bonus offensif en poche au moment de regagner les vestiaires. « En trois actions, on se troue complètement, pestait l’ouvreur international au micro de Canal +. Derrière, ça fait trois essais. Sur la deuxième partie de la mi-temps, c’est logique. Il faut se réveiller si on ne veut pas prendre cinquante points à l’arrivée. » Visiblement, son appel à la révolte fut entendu. Et de quelle manière…

Des Bleus en patrons

Malgré des premières minutes encore poussives dans le second acte, les Toulousains n’ont pas eu besoin de beaucoup d’actions, ni même d’opportunités, pour poser enfin leurs griffes sur ce match. En moins de cinq minutes, les hommes d’Ugo Mola ont relancé les débats avec deux essais de Lebel et Ntamack.Mais, au-delà même de ces réalisations, c’est davantage sur leurs origines qu’il faut s’attarder.C’est vrai depuis la nuit des temps dans le rugby français mais dès lors que le Stade toulousain tient le ballon et joue debout… C’est ce qu’il s’est passé peu avant l’heure de jeu. Et, comme par magie (ou pas), les visiteurs se sont totalement transformés.Mais cette première journée recèle aussi d’enseignements sur la saison qui s’ouvre pour le Champion de France 2019 et 2021, parti en reconquête.

Avec son recrutement jugé XXL, le staff voulait clairement aiguiser la concurrence et l’émulation en interne. à Chaban-Delmas, l’entrée du banc de touche a vraiment contribué à remettre la machine en route (voir ci-contre). Et puis, il y a toujours ceux que l’on appelle les « gros joueurs ».Exceptionnels sur le deuxième essai, Dupont, Jelonch et Ntamack ont par exemple rappelé qu’ils étaient bien les leaders attendus. Sans oublier la pénalité décisive de Jaminet de quarante-cinq mètres en coin.Même le craquage de Placines en fin de match (sanctionné d’un carton rouge) n’a pas empêché Toulouse de frapper déjà un très grand coup.

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