Le MHR n’a pas tant de bile à se faire

  • Stade rochelais v Montpellier Herault rugby - Top 14Pénalisés à dix-huit reprises mais tout près de la gagne, les Cistes de Zach Mercer ont un axe de travail tout trouvé avant la réception de l’UBB, samedi.
    Stade rochelais v Montpellier Herault rugby - Top 14Pénalisés à dix-huit reprises mais tout près de la gagne, les Cistes de Zach Mercer ont un axe de travail tout trouvé avant la réception de l’UBB, samedi. Icon Sport - Icon Sport
Publié le

Hormis une entame ratée, le champion de France est passé près d’un joli coup chez le nouveau géant d’Europe. Encourageant, en pleine digestion.

«On a mis vingt-cinq minutes pour digérer le titre… » On ignore si Philippe Saint-André a prononcé cette phrase sur le ton de la boutade, en conférence de presse. Toujours est-il que, si le directeur du rugby du MHR le pense sincèrement (ce ne serait pas incongru) c’est déjà une petite victoire en soi au regard de la fameuse malédiction aimant frapper les champions sortants. Oui, c’est un fait, le vainqueur du dernier Brennus mis en jeu a ouvert sa saison post-titre par une défaite. Non, il n’a pas « ramassé ». Étant même à un cheveu de l’emporter. Toute frustration mise à part, cette première sortie a de quoi rassurer le peuple ciste. « On peut être heureux d’avoir pris un point de bonus chez le champion d’Europe, plaide d’ailleurs Zach Mercer. Nous avons montré notre résilience. On n’a pas perdu notre force et on veut redevenir champion. »

Des valeurs retrouvées à lapause

L’incisif n° 8 anglais, qui rejoindra Gloucester l’été prochain, a très vite mesuré à chaud le précieux caractère dont a fait preuve le club héraultais pour s’éviter les relents d’un titre fêté sans filtre ou presque, il y a à peine plus de deux mois, et d’une préparation estivale mécaniquement écourtée. Combien d’équipes ont par le passé courbé l’échine devant, en début de partie, une telle « furia rochelaise », comme la qualifie Léo Coly ? À force, Deflandre a arrêté de compter. Mais Montpellier, le dos rond, a tenu bon. Aussi « pauvre », dixit Mercer, soit sa copie sur cette entame totalement déséquilibrée. « Nous avons été absents des débats dans les dimensions physiques, dans chaque zone de ruck, chaque impact », résume « PSA », relayé par son jeune demi de mêlée : « On prenait des hors-jeu à tout-va, on ne se baissait pas, on ne les agressait pas… C’est aussi parce que nous étions endormis que les Rochelais ont bien commencé le match. Se réveiller au bout de vingt-cinq minutes, c’est beaucoup trop tard. »

Pas tant, finalement. Mené 12 à 3 à la demi-heure de jeu, le MHR était déjà revenu à égalité juste après la reprise (42e). Manquant même de prendre le score dans la foulée, sur une tentative de Carbonel venant lécher le haut du poteau droit rochelais, dans la confusion générale. « Il y a un énorme point d’interrogation sur cette pénalité », souffle un Philippe Saint-André satisfait de voir son équipe capable d’amorcer la révolte. « J’ai aimé le caractère de l’équipe en deuxième mi-temps, poursuit l’ancien sélectionneur du XV de France. Nous avons été solidaires, efficaces, organisés, bien en place. Mon discours d’avant-match était basé sur le fait de retrouver l’humilité, l’envie de combattre ensemble et de ne rien lâcher. Sans faire un très grand match, on doit et on peut gagner chez le champion d’Europe. D’où la frustration, même si peu d’équipes viendront prendre un point ici. Nous devons être beaucoup plus précis sur la mêlée, les ballons portés, les rucks et notre discipline. Ce seront nos axes de travail de la semaine pour progresser. Il faut gagner des matchs rapidement. » 

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Romain Asselin
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?