Les remplaçants varois se muent en « tueurs » face à l'Aviron bayonnais

  • Sur le banc au coup d’envoi, le néo-Toulonnais Teddy Baubigny a inscrit un essai pour sa première officielle à Mayol.
    Sur le banc au coup d’envoi, le néo-Toulonnais Teddy Baubigny a inscrit un essai pour sa première officielle à Mayol. Icon Sport - Icon Sport
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Secoué, le RCT a renversé la partie face à Bayonne grâce à ses entrants. Un premier coup demaître du duo Mignoni-Azéma qui a réussi sa première à Mayol.

Remplaçants, finisseurs et maintenant… tueurs ! Si l’on sait que le rugby se joue à vingt-trois depuis longtemps, les superlatifs désignant les entrants sur le pré ne cessent d’évoluer. À Mayol, en conférence de presse, Pierre Mignoni a innové pour féliciter les partitions du 16 au 23 : « Chez nous, les remplaçants, on les appelle les tueurs. Je n’aime pas le mot remplaçant. C’était à eux de faire basculer le match et ils ont su le faire. » C’est peu dire. Pour redonner du souffle à une équipe qui avait de plus en plus la tête dans ses crampons, et pour refaire un retard de onze points (14-25, 44e), Mignoni et Azéma ont fait appel à la richesse de leur effectif : « Sur du coaching, nous avons été en capacité de compenser le manque d’équilibre de notre effectif sur l’aspect physique », a analysé « Pierrot ».

Mention très bien pour la mêlée et les mauls portés

Le duo avait pris le soin de placer six avants pour deux trois-quarts dans le but de forcer le verrou basque. Choix stratégique payant tant les entrées de Priso, Baubigny, Timani et Tanguy ont été déterminantes pour accélérer la remontée fantastique (26-0 sur les trente-deux dernières minutes) : « Pierre et Franck ont réclamé des choses plus simples. Ils voulaient du jeu direct, a expliqué Tanguy. Le rugby commence devant. Le public de Mayol en est friand. On n’a pas inventé grand-chose, nous nous sommes servis de notre expérience et on s’est appuyés sur les fondamentaux. »

À Toulon, l’Ovalie évolue, le culte voué aux fondamentaux reste intacte. Quand, coup sur coup, Du Preez (48e) et Baubigny (54e) ont conclu des mauls portés tonitruants et qu’Ollivon a chargé à cinq mètres pour filer à dame (61e), Mayol s’est levé comme un seul homme : « C’était dingue de jouer ici en rouge et noir, s’est enflammé Baubigny. On voulait leur faire mal par le cœur car on avait bien vu que nous dominions notre adversaire. On a voulu appuyer sur les mauls. On les bosse beaucoup et on a montré de belles combinaisons. Les supporters aiment ce jeu d’avants et on se doit d’être là dans ce secteur. »

Comme à l’accoutumée, Gigashvili a fait des prouesses en mêlée fermée, où les Varois ont récolté la bagatelle de cinq pénalités. Parisse, à presque 39ans, a encore éclaboussé la rencontre de sa classe pour faire fructifier les avancées conjuguées de Rebbadj, Alainu’uese, et Ollivon. Un travail de sape qui a permis aux tueurs de récolter les lauriers. « On doit féliciter les mecs de la première période qui ont fatigué les Bayonnais », a rebondi Baubigny. Car « l’être humain n’est pas un tueur. Le groupe, si », a théorisé le scientifique Konrad Lorenz. Le Toulon du tandem Mignoni et Azéma l’a démontré par l’exemple.

 

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Mathias Merlot
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