L'histoire du week-end : Mignoni - Azéma, ascenseur émotionnel pour une première

  • Pierre Mignoni et Franck Azéma (Toulon).
    Pierre Mignoni et Franck Azéma (Toulon). Icon Sport - Icon Sport
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Mené par l’Aviron Bayonnais pendant cinquante minutes, le RC Toulon avec à sa tête son nouveau duo de managers cinq étoiles
a offert un magnifique bouquet final à son public de mayol (40-25). de bon augure avant de défier Toulouse.

I ls auraient signé pour ce résultat, pas pour ce scénario ébouriffant ! Après deux revers en amicaux, qui ont causé une certaine anxiété sur la Rade, Mignoni et Azéma n’ont pas raté leur première à balles réelles de leur nouvelle ère. Pourtant, Mayol a bien semblé revoir jouer le vieux refrain des entames manquées en championnat, quand les Basques, tout feu tout flamme, ont compté onze unités d’avance (14-25, 48e). Quelques sifflets ont commencé à poindre. Ils ont été éteints par un tonnerre d’encouragements et d’applaudissements. Entre-temps, la bande à Ollivon, élu homme du match, a collé un vingt-six à zéro grâce à un féroce jeu d’avants qui a fait vibrer l’enceinte de plaisir. Entre-temps, Mignoni avait délaissé sa position en hauteur pour rejoindre son nouveau comparse en bord terrain. Une preuve de tension ? Pas vraiment, ce mode d’opération est devenu la norme pour le tandem. « À la pause, avec Franck, on a dit des choses simples. On leur a dit de lever la tête. On leur a montré des vidéos pour leur dire ce qui n’allait pas, a révélé l’exmanager du Lou. À certains moments, on a l’impression d’avoir une équipe qui ne se connaît pas. On a simplement dit qu’il fallait mettre les choses à l’endroit. On ne voulait pas voir nos joueurs baisser la tête. On a construit notre match sur une demi-heure pour lancer notre saison. »

 

« Les gens doivent nous laisser travailer avec Franck »

Jusque dans les arcanes de Mayol, Azéma et Mignoni sont restés inséparables, marqués par leurs premières dans un stade acquis à leur cause et leurs ambitions. Ils ont quitté ensemble leur nouvelle maison, sourires aux lèvres et sentiment du devoir accompli. Au moins pour ce week-end : « Il y avait de la tension après nos deux défaites en amical. On avait l’impression de ne pas savoir gagner, a enchéri l’enfant du pays. Alors, il faut rester calme et froid par rapport au contexte. » S’ils avouent n’en avoir que faire des bruits de couloir et interrogations autour de leur collaboration, les deux intéressés ne disposent pas d’œillères, ni de bouchons d’oreille au quotidien. Ils tracent leur chemin avec pour ambition d’avoir un jeu qui colle à l’ADN historique des Rouge et Noir : « Ici, je l’ai dit à mes joueurs, les gens veulent voir des gens braves sur le terrain, tout donner pour ce maillot et cette ville. Les gens s’identifient à ça. On est encore en début de saison. On n’est pas prêts physiquement, mais ce n’est pour ça qu’on n’est pas prêts à gagner. Le reste, ça va venir. » À choisir, malgré le stress inhérent à ce premier rendez-vous, Mignoni n’échangerait ce retour pour rien au monde : « La descente du bus m’a rappelé de vieux et bons souvenirs (sourire). J’ai envie de voir les gens heureux à Toulon et surtout à Mayol. J’ai envie de voir ses sourires le plus souvent possible. Les gens doivent nous laisser travailler avec Franck. Il y a beaucoup d’attente, nous en avons conscience. On la sent tous les jours. Mais, on ne doit pas avoir peur de ça. C’est un environnement rempli de passion. C’est important que nos joueurs le ressentent comme une responsabilité. Mais, ça reste un jeu pour rendre les gens heureux. »

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Mathias Merlo.
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