À Toulon, l’extérieur ne fait plus peur

  • Ollivon, le capitaine toulonnais, lors du match de préparation face à Toulouse en début de saison. Photo Icon Sport
    Ollivon, le capitaine toulonnais, lors du match de préparation face à Toulouse en début de saison. Photo Icon Sport
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Les Varois veulent tirer les leçons des échecs passés en déplacement. Et qui de mieux que Toulouse pour s’étalonner pour le début de l’ère Mignoni - Azéma.

La Méditerranée a ce côté magique, qu’elle peut passer de la houle à la quiétude en moins de deux heures. Malmené face à Bayonne, Toulon est finalement sorti avec le regret de ne pas avoir décroché le bonus offensif. Un point laissé, donc, dans le tableau de chasse des Rouge et Noir. Quand on chute au pied du top 6, on se sait plus averti que quiconque sur les miettes perdues en chemin.

Dans la ville rose, Toulon se déplace en quête d’unité(s) chez l’épouvantail du Top 14. "C’est là où on va vraiment pouvoir se jauger, a confié Tanguy, auteur d’une entrée remarquée, samedi dernier. Si on veut aller très haut, ça passera par des résultats en déplacement chez des gros. Je pense qu’à la maison, surtout à Mayol, on fera l’essentiel. Aller à Toulouse, c’est un gros défi." Et avec l’envie de remettre les pendules à l’heure le revers concédé en amical, à Mayol, contre le Stade (21-31) ? "On a fait beaucoup d’erreurs ce jour-là. Il faut qu’on le garde dans un coin de la tête pour voir notre progression."

Depuis plus d’un an, Toulon a un nouveau leitmotiv : évoluer sans complexe. Face à ce qui se fait de "mieux en Europe", dixit Azéma, Les Varois ne veulent pas remettre en cause ce principe. Il faut des points pour rester dans le bon wagon. La bande à Serin a trop souffert de résultats en dents de scie : "D’une certaine manière, on s’était habitués inconsciemment au rythme d’une victoire à domicile et d’une défaite à l’extérieur, a avoué un habitué du Campus. On n’avançait pas. Tout a changé après notre série en fin de saison." En gagnant chez des concurrents (Lyon, Bordeaux), les Méditerranéens se sont prouvé qu’ils étaient capables de briller loin de la Rade. Le groupe s’est soudé et l’émulation s’est diffusée lors de ces moments heureux.

"On y va avec des ambitions"

À l’heure de croiser les garçons de Mola, il ne faut pas prendre le changement de paradigme comme de l’arrogance. Pour redevenir grand, Toulon doit se mettre en tête qu’il a les armes pour lutter contre les meilleurs. "Il va falloir faire une grosse performance. Au fur et à mesure des semaines, on doit montrer notre qualité physique et notre maîtrise dans le jeu, a exposé Franck Azéma. On va monter d’un cran pour se présenter de la meilleure des façons à Toulouse."

Et avec quelle stratégie ? "On veut jouer sans retenue, et à 200 %, a poursuivi le manager. C’est le début de saison, on a envie de s’évaluer. On veut essayer de surprendre. On y va avec cette mentalité. On y va avec des ambitions face à une équipe prête, qui a livré un match de phase finale contre l’UBB. Elle a confiance en elle."

C’est sûrement sur ce dernier constat que réside la grande différence entre les deux clubs Rouge et Noir. "C’est un groupe que je découvre et que j’analyse encore, a soufflé Mignoni. On est encore beaucoup dans l’entre-deux, avec la peur de mal faire. On doit se lâcher. On panique encore facilement." Des relents du début de saison tronqué de l’an dernier ? "Peut-être bien…" Pour éviter de se remettre le brouillard, dans un équilibre qui demeure fragile, Toulon se doit de déchirer cette page pour poursuivre celle où il glanait des points ailleurs qu’à Besagne.

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Mathias Merlo.
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