Des Rochelais dans le bon train

  • Hastoy s’est très vite adapté au groupe rochelais. Photo Icon Sport
    Hastoy s’est très vite adapté au groupe rochelais. Photo Icon Sport
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Le club à la caravelle s’avance à Gerland non sans déjà quelques certitudes. Nées, notamment, de son entame pied au plancher contre Montpellier.

En y repensant bien, il n’était pas indiqué qu’il valait mieux se mouiller la nuque, à l’entrée de Deflandre, samedi dernier, avant de revoir à l’œuvre le champion d’Europe. Cela n’aurait pas été si futile, devant l’entame jaune et noir du feu de dieu, pour ceux ayant coupé avec le rugby toute l’intersaison durant. Trêve de plaisanterie, le Stade rochelais, solide vainqueur du champion de France en titre Montpellier (26-22), a livré une première demie heure de très bonne facture. "Quasi parfaite", va même jusqu’à dire le nouveau maître à jouer de l’effectif maritime, Antoine Hastoy. Si La Rochelle parvient à capitaliser dessus, à l’heure de partir à l’abordage de Gerland, le LOU est prévenu, il aura besoin de sa plus belle défense pour tenir le choc.

De l’engagement, de l’intensité, du rythme, de l’avancée, des courses tranchantes, de la discipline, une conquête nettement supérieure. En guise d’entrée servie aux Cistes, le vainqueur du Leinster en finale de Champions Cup a mis tous les bons ingrédients sur le pré. Agrémentés d’un jeu direct particulièrement efficace pour dominer chaque collision, dès la première séquence du match où le ballon est resté en vie plus de deux minutes. "On a senti que, quand on portait le ballon sur du jeu à une passe ou du pick and go, on les a mis à mal. C’était important d’insister là où ça fait mal", analyse l’entraîneur des arrières Sébastien Boboul, "très satisfait de cette très bonne entame" durant laquelle le plan maritime s’est déroulé comme sur des roulettes.

Des recrues (déjà) au diapason

"La consigne ? C’était de se lâcher, de ne pas gérer son énergie parce qu’on avait un gros banc, reprend Grégory Alldritt. De prendre énormément de plaisir et ne pas avoir peur de prendre des initiatives. C’est encourageant. C’était physique, oui, mais on aime bien ce genre de jeu, il faut assumer (sourire)." Seul accroc au tableau, finalement, le faible pécule des inscrits pendant ce cavalier seul. Douze, soit quatre pénalités. Ce qui, entre autres, fait dire au capitaine qu’"il y a encore énormément de travail, c’est ça qui est motivant. On arrive à signer une belle victoire alors qu’on est loin d’être à 100% de nos capacités."

"Il y a beaucoup plus d’ambition que l’été dernier", glissait Ronan O’Gara à l’avant-veille du coup d’envoi de la saison. On comprend davantage le sens des propos du manager au regard, par exemple, de la rapidité avec laquelle les néo-rochelais se sont fondus dans le moule. Face au MHR, les Colombe, Hastoy, Lespiaucq, Tanga - propulsés titulaires pour leur première en jaune et noir - n’ont pas eu besoin de temps d’adaptation. Pas plus que Dillane et Paiva, entrés en cours de partie. Chacun précieux dans les missions inhérentes à son poste et tout sauf noyé dans le complexe système défensif des Maritimes. à ce titre, d’ailleurs, seules deux des treize pénalités sifflées contre La Rochelle sont à imputées aux joueurs recrutés à l’intersaison. " Ce qui prime à La Rochelle, c’est le système, pas les individualités, ils sont parfaitement entrés dedans", loue Alldritt, prolongé par Boboul : "Ils avaient à cœur de montrer leur niveau, qu’ils ne sont pas venus là pour rien." On n’avait relativement peu de doute, sur ce dernier point.

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Romain ASSELIN
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