Le Top 14 est de retour à Jean-Dauger

  • Samedi face au Racing 92, es Bayonnais vont vivre leur premier match à domicile en Top 14 dans un stade Jean-Dauger rénové et modernisé. Photos Pablo Ordas
    Samedi face au Racing 92, es Bayonnais vont vivre leur premier match à domicile en Top 14 dans un stade Jean-Dauger rénové et modernisé. Photos Pablo Ordas - Pablo ORDAS
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C’est le grand retour du Top 14 à Jean-Dauger, un stade qui s’est modernisé au cours des deux dernières années, mais qui reste ce lieu qui rassemble et transcende l’Aviron, tout en attirant les amoureux du rugby tant l’atmosphère y est particulière.

Priez pour nous, pauvres pécheurs ! Ce samedi, c’est le grand retour de la procession vers Jean-Dauger. Le Top 14 retrouve une de ses cathédrales sacrées. Elle accueille en son sein les fidèles montant des halles, mais elle est aussi devenue au fil des années un lieu de pèlerinage privilégié pour les supporters venant des quatre coins de l’Hexagone. Un amoureux du rugby se doit d’avoir connu un match à Jean-Dauger pour frissonner une fois à l’entrée des joueurs sur la pelouse alors que tout un stade en bleu et blanc crie sa joie en chantant la Peña Baiona. Une communion qui commence bien avant le coup d’envoi, bien avant d’avoir franchi les portes du stade comme l’explique Jean-Jo Marmouyet, l’ancien troisième ligne emblématique de l’Aviron : «On n’arrive pas vraiment à le mesurer pendant notre carrière, mais le match commence dès le matin autour des halles. Les maraîchers portent tous un petit signe bleu, on voit aussi des façades décorées et des drapeaux aux fenêtres. À 10 heures, des supporters arrivent au café et ils attaquent rapidement sur un truc plus sérieux. Tu sais que la journée devrait bien se passer.» C’est un rituel qui traverse le temps avant d’entamer la courte marche vers le stade Jean-Dauger.

Le retour de l’Aviron en Top 14, est un événement à ne pas manquer, d’autant plus que l’équipe a changé de visage à l’intersaison tout comme le stade qui s’est transformé et modernisé. «Le public est encore plus proche maintenant, souligne Jean-Jo Marmouyet. Jouer à Dauger est toujours quelque chose de fort, que ce soit sur le premier match de la saison ou un autre. Mais c’est vrai que ce côté rentrée des classes, avec une belle affiche, rajoute quelque chose à l’événement. Il fait toujours beau pour ce premier match, il y a toujours du monde et lors d’un retour en Top 14, tout le monde attend avec impatience ce premier match. Pour ceux qui ont la chance de participer à ce rendez-vous, c’est quelque chose.» Les souvenirs remontent, comme cette victoire face à Toulouse en 2011 alors que les Bayonnais étaient donnés battus avant même le coup d’envoi, ou ce succès inaugural face à l’armada toulonnaise en août 2016.

Envoyer un message

Une première qu’il convient d’appréhender au mieux pour ne pas être dépassé par l’événement, poursuit l’ancien flanker qui a vécu douze saisons au sein de l’équipe professionnelle : «Étant un vieux du vestiaire, j’avais ce genre de discussions avec les jeunes ou les nouveaux. Certains sont très sensibles à la ferveur d’un stade, d’autres pas du tout. C’est au cas par cas. Certains vont être gentiment portés par ce truc-là, d’autres vont être inhibés. Mais les nouveaux veulent goûter à ça. Car ils l’ont soit connu en tant qu’adversaire, soit on leur en a parlé. Ils savent qu’il se passe quelque chose.» Il convient de montrer dès ce samedi que Jean-Dauger sera une terre hostile pour les adversaires. L’Aviron est certes le seul club promu en Top 14 mais il compte bien rester au plus haut niveau. Pour remporter cette bataille du maintien, les joueurs de Grégory Patat auront besoin de leur seizième homme à tous les matchs. Jean-Jo Marmouyet se souvient de l’importance de ce premier rendez-vous pour envoyer un message : «Je n’ai vécu qu’un seul retour en Top 14 mais on savait que, toutes les saisons, on allait jouer autour du maintien. Donc, quand on remonte, ou que l’on se sauve sur les dernières journées, ce qui était souvent notre cas, tu sais très bien que si tu bats d’entrée un gros à la maison, tu abats une carte importante pour toute la saison. Si d’entrée, tu prends une déculottée devant un gros chez toi, tu sais que tous les gros vont être obligés de venir gagner chez toi. Mais si tu fais un match dur, au couteau, et que tu fais tomber un leader d’entrée, ça redistribue les cartes différemment.» Une victoire renforcerait la croyance des supporters bayonnais dans ce maintien synonyme de Graal pour tout un club et pour toute une ville tournée plus que jamais vers Jean-Dauger, en attendant une première bénédiction ce samedi.

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Nicolas AUGOT
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