Pro D2 - Montauban a des choses à (se) prouver

  • Lucas Seyrolle et les Montalbanais doivent réagir après leur défaite à Carcassonne.
    Lucas Seyrolle et les Montalbanais doivent réagir après leur défaite à Carcassonne. Midi Olympique - Stéphanie Biscaye
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Après une prestation largement décevante la semaine dernière sur la pelouse de Carcassonne, l’USM compte sur ce derby contre Agen pour se remettre la tête à l’endroit.

Le rugby est un sport où on ne peut pas tricher. Si l’engagement n’est pas de mise, les chances de victoires sont infimes. Montauban en a fait l’amère expérience la semaine dernière à Carcassonne. Alors qu’ils semblaient en pleine bourre, après une préparation parfaite et un premier succès plus qu’encourageant face à Nevers en ouverture du championnat, les Montalbanais ont finalement déçu dans l’Aude. « On a été très mauvais notamment en première mi-temps et on l’a payé cash », se remémorait David Gérard en milieu de semaine. Le manager montalbanais, quelque peu agacé après cette déconvenue, ne mettait pas en cause un réel problème rugbystique, mais plutôt un manquement dans l’état d’esprit des siens. « À partir du moment où on fait passer le combat au second plan, on est moins bien. Dans le comportement global, on n’a pas fait ce qu’il fallait. On manque encore de liant et de repères, certes, mais tu peux le gommer avec de l’humanité et du combat. Et on en a manqué cruellement. » Cette absence de combativité, le staff n’est pas le seul à l’avoir remarquée. Les joueurs eux-mêmes avouaient ne pas avoir la sensation d’avoir tout donné à Albert-Domec. "Il faut tous qu’on se mette la tête à l’endroit", confirmait Lucas Seyrolle, le ton grave. L’ancien Aurillacois disait vouloir se racheter au plus vite de sa dernière performance.

Un derby pour se refaire

Et ça tombe bien, parce qu’il en aura l’occasion ce vendredi, qui plus est face à Agen ! Quoi de mieux qu’un derby pour retrouver le sens du sacrifice et une mentalité de guerrier ? « On s’est un petit peu filé un coup de pied au cul cette semaine, confiait David Gérard. On attend un autre visage contre Agen. C’est un derby et eux seront prêts. » Seyrolle corroborait les propos de son manager, en évoquant le match entre deux équipes revanchardes : « J’espère que les plus revanchards, ce sera nous et je pense que ce sera nous vu ce qu’on a fait la semaine dernière. On a plein de choses à prouver, on n’a pas encore montré tout ce qu’on savait faire. » Autre source de motivation s’il en faut, le match se jouera à Sapiac, un lieu que les Montalbanais veulent garder inviolé le plus longtemps possible, comme ce fut le cas la saison passée. « Il faut remettre l’église au centre du village et on sait où ça va commencer », lançait Gérard, déterminé. On peut se dire que ce genre de discours intervient tôt dans une saison où Montauban n’a connu la défaite qu’à une seule reprise et où de nombreux nouveaux joueurs se sont incorporés au groupe professionnel. Mais il faut reconnaître que l’USM a aussi un statut à assumer et suscite beaucoup d’attentes avec son mercato alléchant et son ambition affichée de finir dans le top 6. « On attend beaucoup de nous, remarquait Gérard. Mais je pense que ça a beaucoup trop parlé de nous. Une équipe, ça met du temps à se construire. On connaît tous des équipes qui avaient de grands joueurs et qui ne s’en sont pas sortis parce que parfois ça met du temps ou ça ne marche pas. On dira qu’on aura une grande équipe quand on aura les résultats qui vont avec. » Face à Agen, l’occasion est belle de prouver quelle sorte d’équipe peut être l’USM, autant rugbystiquement que dans l’état d’esprit.

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Yanis GUILLOU
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