Nevers, moche et gagnant face au promu Massy

  • L'USON de Thomas Zénon valide son début de saison mais doit encore faire mieux.
    L'USON de Thomas Zénon valide son début de saison mais doit encore faire mieux. Icon Sport - Icon Sport
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Les Nivernais ont remporté sans convaincre un deuxième succès consécutif contre le deuxième promu. Contrat rempli mais insuffisances notoires.

Une semaine après leur succès difficile arraché sur leur pelouse contre Soyaux-Angoulême (20-18), les demi-finalistes Nivernais ont récidivé à Massy, chez l’autre promu, dans un mouvement de continuité de leurs difficultés récurrentes. Que ce fut long et approximatif. Mais là où le malheur les avait si souvent frappés, sur ce terrain Jules Ladoumègue où leur capitaine Hugues Bastide avait déjà vécu tant de désillusions, cette victoire étriquée a suffi pour ranimer un petit quelque chose de joie réelle dans ce collectif de demi-finalistes endormis. Tous les joueurs qui n’avaient pas été sélectionnés s’étaient déplacés en voitures individuelles pour soutenir les porteurs de maillot. La fête de l’humanité délocalisée à Brétigny, à vingt kilomètres de Massy, ayant vidé le stade Ladoumègue, les supporters Nivernais étaient les plus nombreux. Et c’est tambours au front, dans une ambiance de kermesse dissonante, qu’ils ont accompagné leurs joueurs dans ce bricolage de succès sans grand contenu. Ils sont vraiment passés par le chas d’une aiguille.

« Une marche à gravir »

Au tableau d’affichage, deux mêlées fermées ont suffi pour faire la différence. La première, c’est leur grand mérite, les hommes de Xavier Péméja l’ont provoquée d’eux-mêmes. Mené de neuf points, Hugues Bastide décidait aux abords de la trentième minute d’endiguer réellement le mauvais démarrage et de combler l’écart d’un essai. Une pénalité sous les poteaux transformée en affrontement organisé, et le craquage d’Alexandre Loubière commettant une faute grossière sur leur avancée, les Nivernais ont ajouté une supériorité numérique à leur essai de pénalité. C’était vraiment carré, à défaut d’être réellement élaboré. Mais il a fallu que le hasard des décisions arbitrales les soutienne, en second lieu, pour forcer la décision finale. Sébastien Minery leur a offert la pénalité de la gagne dans un jeu de pile ou face, sur la dernière mêlée du match, sanctionnant une mauvaise poussée des Massicois exactement identique à leur précédente, pour laquelle il leur avait accordé une pénalité quelques instants auparavant. La victoire a tenu dans cette décision, et aussi dans l’échec du buteur d’en face, au moment de sa dernière tentative. « On a gagné à l’extérieur, on va retenir ça. Le contenu, on va voir ça avec les joueurs, a commenté le manager Xavier Péméja. Mais bon, encore une fois, on a tremblé, et encore une fois, on gagne en tremblant. On ne va pas pleurer non plus. On n’a toujours pas le match référence, ça c’est sûr. Mais gagner ici, c’est très bien. C’est bien pour le groupe. Ceci étant, nous allons jouer une autre partie jeudi contre Biarritz. Après les deux promus, nous allons nous frotter à un relégué du Top 14. Nous avons évidemment une marche à gravir ».

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Guillaume CYPRIEN
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