Top 14 - L’UBB s’est trompée de tactique

  • Pendant 40 minutes, les Bordelais se sont fourvoyés stratégiquement. Ils l’ont payé très cher avant de revenir, mais il était trop tard.
    Pendant 40 minutes, les Bordelais se sont fourvoyés stratégiquement. Ils l’ont payé très cher avant de revenir, mais il était trop tard. Icon Sport - Icon Sport
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Pendant 40 minutes, les Bordelais se sont fourvoyés stratégiquement. Ils l’ont payé très cher avant de revenir, mais il était trop tard.

Quel parfait exemple de match à deux visages ! Bordeaux surclassé affreusement en première période a trouvé le moyen de revenir après le repos. Les Girondins ont même terminé avec trois essais marqués, contre deux pour les Héraultais. Plus un quatrième, refusé à la vidéo à Mahamadou Diaby.

Ce semi-naufrage fut symbolisé par le contre meurtrier d’Alexandre Bécognée sur un dégagement de Matthieu Jalibert qui aura décidément vécu l’une des semaines les plus noires de sa carrière.

Comment l’expliquer ? Il fallait bien écouter Maxime Lucu pour se faire une idée. Le demi de mêlée international de l’UBB a fait part d’une franche analyse tactique. « Nous n’étions pas prêts à subir ce que nous a proposé Montpellier en première mi-temps… »

Qu’a-t-on donc vu dans ces quarante minutes terribles ? Des Bordelais impuissants à s’installer dans le camp adverse, dépossédés du ballon soit par des en-avant au contact, soit par des ballons trop vite libérés au pied.

Trop de jeu dans le dos de la défense

« Oui, je crois qu’en première période, nous n’avons pas tenu le ballon plus de deux temps de jeu. Et quand on le tenait, on le rendait au pied assez difficilement. Et les Montpélliérains, avec leur couverture nous renvoyaient tout de suite chez nous. Nos intentions de jeu n’étaient pas très bonnes. Il fallait aller chez eux en faisant des choses simples pour tenir le ballon dans leurs 22m. À la base, il y avait une idée simple : on savait que Montpellier formait une ligne de quatorze sur le premier rideau défensif et qu’il y aurait des espaces libres dans le champ profond. Sauf que nous avons finalement eu des ballons de surnombre qui étaient bons à jouer à la main. Et nous les avons joués dans le dos des Montpélliérains, mais Anthony Bouthier et Louis Carbonel ont bien couvert en fond de terrain. Il aurait juste fallu se montrer patients et nous ne l’avons pas été. Montpellier est une équipe qui aime avoir le ballon mais qui n’aime pas forcément se faire défier sur les épaules intérieures… On l’a vu en deuxième période. Il fallait juste se rassurer y compris en espérant récupérer des pénalités comme c’est arrivé sur notre premier essai sur ballon porté. En fait, nous avions mis en place certaines options et il aurait fallu en changer au vu de la physionomie du début de rencontre. 

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