TOP 14 : l’Usap ne pourra pas faire pire

  • Patrick Arlettaz (Perpignan).
    Patrick Arlettaz (Perpignan). Icon Sport - Icon Sport
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L’Usap a réalisé une prestation très insuffisante. Elle a concédé une victoire bonifiée à un concurrent direct. Comme un cauchemar qui est devenu réalité.

Même dans leurs pires cauchemars, les supporters catalans n’avaient pas imaginé un tel scénario : voir Brive s’imposer à Aimé-Giral avec le bonus offensif, soit la plus mauvaise opération possible de la saison. Pour le coup, la prestation intrinsèque de leurs protégés risque de hanter quelques-unes de leurs nuits. Rugbystiquement parlant, les Sang et Or ont touché le fond, samedi, en affichant un niveau de jeu indigne de leur potentiel et de leurs ambitions.

Samedi, rien n’a fonctionné au sein du collectif perpignanais. La conquête ? La mêlée n’a pas réussi à prendre l’ascendant malgré du poids et de la puissance sur le papier et, pis, elle n’a su forcer la décision lors de l’exclusion temporaire de Tevita Ratuva ; la touche, déjà inquiétante, a, elle, déraillé comme jamais, avec une dizaine de ballons égarés dont une moitié sur des pénaltouches à cinq mètres. La défense ? Elle a été défaillante, avec trop de plaquages manqués et des placements douteux permettant au CABCL de repartir avec un bonus offensif inenvisageable. L’attaque ? Les partenaires de Mathieu Acebes ont été d’une fébrilité rare et d’une nervosité grandissante, tout particulièrement dans la zone de marque. Les six points inscrits - quelle misère - disent tout de leur impuissance du jour. Pour couronner le tout, ils ont cruellement manqué de réussite. Seul un coup de pouce du destin - ou un éclair d’Alivereti Duguivalu, à la limite - aurait de toute manière pu sauver cette Usap moribonde au possible.

"On ne va pas abandonner au deuxième match"

"C’est la douche froide", soufflait, le visage fermé, Tristan Tedder. Comme s’il était sonné, K.-O. debout, Patrick Arlettaz n’était étonnamment même pas en colère à l’heure de l’analyse : "Il y a eu un manque de concrétisation, nous n’avons pas eu assez de ballons pour peser sur cette partie, déplorait le manager. On n’a pas pu décider du sort de la rencontre." Les Catalans sont passés à côté dans les grandes largeurs. Et au plus mauvais moment : "Ce match était encore plus important que les autres. C’est un rendez-vous que l’on avait coché et que l’on voulait à tout prix honorer." Dans les travées d’Aimé-Giral, le spectre d’une saison catastrophe commençait à terroriser les habitués, samedi après-midi : "On ne va pas abandonner au deuxième match. Il n’y a pas de raison de paniquer mais il faut faire les choses dans l’ordre."

L’Usap vaut tellement mieux que ça. Mais si elle ne le prouve pas rapidement, la situation pourrait s’envenimer sans tarder. Avec un déplacement à La Rochelle et les deux réceptions de Toulon et Castres en suivant, les supporters auront prochainement la réponse à cette obsédante question : Brive n’était-il qu’un cauchemar éveillé ou le présage d’une saison de souffrances ?

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