Top 14 - Victoire à la Pyrrhus pour Clermont

  • Le deuxième ligne Miles Amatosero est sorti blessé au genou. Ce qui ternit un peu la victoire clermontoise.
    Le deuxième ligne Miles Amatosero est sorti blessé au genou. Ce qui ternit un peu la victoire clermontoise. ASM Clermont - Vincent Duvivier
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S’ils ont étendu à un an leur période d’invincibilité à domicile, les Auvergnats ont perdu le bonus sur le gong, ainsi que Penaud, Vahaamahina et Amatosero sur blessure.

On apprécie moins que tout jouer les pisse-froid après un succès. Reste qu’il ne fallait pas gratter beaucoup derrière les discours de circonstance et les satisfactions obligées pour ne pas déceler dans les discours des Clermontois ce qui ressemblait au moins à de la frustration. Car au-delà d’une partition parfois brillante (lire en page 7), les coéquipiers d’Arthur Iturria ont surtout affiché des insuffisances parfois inquiétantes en dépit de leur supériorité intrinsèque. Pas de quoi s’étonner, in fine, d’avoir vu un bonus offensif leur échapper, quand bien même ceux-ci le tenaient bien dans leurs mains jusqu’à cette ultime erreur de l’arrière Newsome, qui a généré un dernier temps fort palois conclu par un essai de pénalité. « L’an dernier, nous avons débuté la saison par une défaite à domicile contre Castres alors il faut tout de même apprécier cette victoire, même si elle était non négociable, soufflait après coup le manager Jono Gibbes. Je crois qu’en étant plus patient, le bonus offensif était largement à notre portée. Le problème, c’est qu’on a voulu forcer certaines actions, tenter la passe de plus ou le offload qui ne s’imposaient pas plutôt que nous appliquer à conserver le ballon sur un ou deux temps de jeu supplémentaires. On a pourtant réussi à se mettre en situation d’empocher ce point de bonus, mais on a commis trop d’erreurs pour le mériter vraiment. » Des propos relayés par le demi de mêlée Sébastien Bézy. « Lorsqu’on a marqué notre deuxième essai, on a senti qu’il y avait peut-être un peu de place pour enchaîner mais nous ne sommes jamais vraiment parvenus à les décrocher au score. Ils sont restés à portée de fusil grâce à leur buteur, ils ont toujours plus ou moins tenu le score et on s’est un peu agacés, au fur et à mesure que le temps passait. » À l’image de Fritz Lee, qui dégoupilla trop facilement après un tirage de maillot de Colombet, et qui eut pour tout dire la chance de voir le référé appliquer un jugement de Salomon sur le coup.

« Beaucoup de choses à redire »

Au final ? L’ASM ne savait pas vraiment à quoi s’en tenir au moment du décompte final, le talonneur Yohan Beheregary retenant presque davantage de négatif que de positif. « Il y a beaucoup de choses à redire, au sujet de notre conquête et de nos sorties de camp notamment. En défense, je nous ai trouvés plutôt en place collectivement, mais pas assez durs sur l’homme avec beaucoup de plaquages ratés. Et sur nos possessions, nos trois-quarts ont régulièrement franchi sans qu’on en tire suffisamment profit.  Un constat très sévère, peut-être trop, mais qui peut aussi s’expliquer par la frustration d’avoir perdu un point et beaucoup de forces dans la bataille. On songe ici aux blessures de Sébastien Vahaamahina (côtes) et de Miles Amatosero (genou) qui vont affaiblir l’ASM à un poste où elle évoluait déjà à flux tendus. Sans parler évidement de celle de Damian Penaud (épaule) d’autant plus rageante que l’ailier international s’était dépouillé pour marquer un essai du bonus finalement bien inutile. Alors, ajoutez à cela que les perspectives de recrutement d’un joker médical au poste de pilier droit ne sont pas légion en ce moment, et vous comprendrez un peu mieux en quoi ce succès des Asémistes conservait un vrai goût de victoire à la Pyrrhus, avant d’enchaîner par un déplacement à Toulon puis une réception de La Rochelle…

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Nicolas ZANARDI
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