Toulouse : quand Dupont est dans cet état-là...

  • Antoine Dupont (Toulouse), face à Toulon.
    Antoine Dupont (Toulouse), face à Toulon. Midi Olympique. - Midi Olympique.
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Emmenés par un Antoine Dupont des grands soirs et intenable en première mi-temps, les Stadistes sont les nouveaux leaders du Top 14.

Tout a été dit et écrit sur lui. Mais il faut s’y résoudre : il convient, encore et toujours, de s’extasier sur les performances d’Antoine Dupont. Il n’a suffi que de neuf petites minutes au meilleur joueur du monde pour renverser le cours de cette soirée et offrir alors le point de bonus offensif aux siens. Il ne fut évidemment pas le seul à être intenable durant ces quelques instants de pur bonheur de rugby, durant lesquels les Toulousains ont inscrit trois essais, mais force est de constater que Dupont fut décisif sur chacun d’entre eux. Le pire, c’est que lui n’a pas eu besoin de passer la ligne d’en-but toulonnaise.

Mais, sur l’essai de Lebel, c’est sa passe sautée qui a fait la différence et créé le décalage. Quatre minutes plus tard, il a commencé une action de grande classe sur laquelle il a remonté cinquante mètres le long de la touche (mais comment les Varois ont pu lui laisser un tel champ libre ?) avant de servir Delibes. Et il a terminé son récital par une nouvelle passe décisive, cette fois pour Meafou, après avoir encore dynamisé le jeu des siens. Forcément, lorsqu’Antoine Dupont est dans un état pareil, tout devient plus simple. Et, au-delà des fulgurances, il faut retenir sa capacité à constamment dicter le rythme du match, à favoriser les déséquilibres et même à défendre avec une férocité incroyable.

Les blessures, le point noir

Justement, autour de lui, de nombreux Stadistes se sont vite mis à son niveau, à l’image de son pote Anthony Jelonch, énorme aussi dans le premier acte. Et il faut dire que la force de frappe des trois-quarts toulousains fait déjà des dégâts dans les défenses adverses. En ce sens, les Delibes ou Lebel ont démontré qu’ils étaient en grande forme. Au-delà, l’extrême polyvalence des hommes de derrière - comme le souhaitait ardemment Ugo Mola en recrutant les Jaminet, Retière ou Capuozzo en plus d’apporter de la vitesse dans sa ligne - est précieuse. Quand Romain Ntamack s’est blessé à la cheville droite dans le premier acte (suspicion d’entorse), c’est Thomas Ramos qui a glissé à l’ouverture pour laisser place à Melvyn Jaminet à l’arrière. Avouez qu’il existe des réorganisations plus inquiétantes. Et quand Arthur Retière est remplacé par Ange Capuozzo à l’aile, c’est aussi parce qu’il peut revenir sur le terrain au poste de demi de mêlée. Mais, alors que l’infirmerie est bien remplie, le staff a déjà l’occasion de tester la profondeur de son groupe.

En plus de Ntamack, François Cros est venu s’ajouter à la liste des blessés alors qu’il effectuait justement son retour (rechute de son genou gauche a priori) avant qu’Alexandre Roumat ne sorte à son tour. Sinon, à l’image de Dupont, la sérénité ambiante impressionne. Le meilleur exemple : les Toulousains avaient perdu leur bonus offensif à la 65e minute… mais ont su reprendre leur bien, sans trembler, à la 75e. La marque des grands ? Celle du leader du Top 14, en tout cas.

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