Suresnes, jusque-là, tout va bien

  • Lamothe, un espoir prometteur !
    Lamothe, un espoir prometteur ! Icon Sport
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Les Franciliens ont exploité leur démarrage contre les deux promus pour se hisser en tête. à confirmer contre d’autres prétendants à la qualification.

La PME suresnoise, dans sa nouvelle organisation, a réussi son lancement et, par son opportunisme, à saisir un calendrier favorable de main assez ferme. Le roulement important de l’effectif, changé aux deux tiers, les arrivées de David Auradou et de Conrad Stoltz, les approximations légitimes conséquences de ces grands bouleversements, le manque de cohésion qui pouvait conduire à un démarrage difficile, à rebours de leurs grandes espérances et les failles du dispositif naissant n’ont pas permis aux promus (Rennes et Hyères-Carqueiranne) de réussir à enfoncer leurs fers suffisamment profondément et à les ouvrir.

Les Bretons s’étaient montrés trop tendres lors de la première journée, face à cet effectif dont le tonnage a été alourdi. Ce week-end, le plan de jeu assez parfait des Varois n’a pas été mené à son terme, faute de pouvoir tenir l’échange dans le petit périmètre. Quand le match a commencé à échapper aux Franciliens, ils ont resserré leur champ d’expression à proximité de leur paquet d’avants pour qu’Antony Claassen puis Quentin Dauvergne s’extirpent d’une nébuleuse de percussions dans l’avancée. Quand ils se sont trouvés en situations d’infériorité numérique, lors des cinq dernières minutes, acculés sur leur ligne avec seulement six points d’avance, la défense rugueuse des Franciliens les a sauvés d’une grande désillusion. "On roule sur la Nationale", ironisait Olivier Pouligny après le succès, à la suite de cette petite bouillie offensive. Il a traduit assez exactement l’état actuel de son équipe sur l’échiquier de la compétition.

"Nous avons besoin de temps"

Les Suresnois figurent à ce jour, après leurs deux premières sorties, des leaders de circonstance. Ils n’ont pas encore convaincu au-delà de leur détermination à défendre leur nouveau positionnement dans la compétition. "Effectivement, on ne va pas retenir grand-chose de ce que nous avons produit offensivement. Comparé à ce que nous avions réalisé à Rennes, dans tous les secteurs de jeu, c’était beaucoup moins maîtrisé, admettait David Auradou. Mais cette détermination est une bonne base de construction. Elle existe réellement, et c’est très appréciable."

"Nos trois-quarts n’avaient jamais encore jamais joué ensemble dans cette configuration de ligne, pointait leur entraîneur, Conrad Stotlz. Quatre titulaires étaient des recrues. Nous avons nécessairement besoin de temps." "Je suis arrivé la saison dernière et je joue avec un effectif changé aux deux tiers, relevait le demi de mêlée, Quentin Dauvergne. C’est logique de passer par des phases inconstantes. On se construit dans la difficulté, tout en gagnant. À ce moment de la saison, c’est vraiment le plus important."

Leur déplacement à Narbonne la semaine prochaine, chez l’un des relégués du Pro D2, sera scruté avec la curiosité réservée à ceux auxquels la réussite a souri.

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Guillaume CYPRIEN
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