Pro D2 - Grenoble, la police de caractère

  • Karim Qadiri est l’un des grands acteurs de la victoire grenobloise. Un succès de bon augure avant la réception d’Aurillac. Photo Jack Robert
    Karim Qadiri est l’un des grands acteurs de la victoire grenobloise. Un succès de bon augure avant la réception d’Aurillac. Photo Jack Robert Jack Robert - Jack Robert
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Sans répondant à Oyonnax, les Isérois avaient à cœur de se racheter, leur réaction à la limite de la nervosité leur offrant même le bonus offensif.

C’est une drôle de rencontre qui s’est déroulée ce vendredi sur la pelouse du Stade des Alpes. Un match qui vit l’équipe finalement la plus dominée en mêlée, approximative en touche et maladroite sous les ballons hauts s’offrir une victoire bonifiée. Elle réside évidemment dans le doublé de pur finisseur signé par Qadiri ainsi que dans l’inspiration fraternelle des Ezcurra sur une pénalité rapidement jouée, mais surtout dans le paramètre le plus fondamental de ce jeu : l’envie, qui jouait forcément en faveur de ce FCG aux abois face à des Rouennais invaincus jusqu’alors. Une pression parfois mal canalisée, ainsi qu’en témoigna une nervosité plus que palpable sur la pelouse, où les petits accrochages se sont multipliés lors du deuxième acte. « Il y a eu un peu d’énervement parce qu’on sentait que nous étions au coude à coude, témoignait l’entraîneur des trois-quarts normands Renaud Dulin. Sauf qu’à la différence des Grenoblois, nous n’avons pas réussi à marquer sur nos temps forts. » « Sur la fin de match, on dominait globalement les phases de conquête, prolongeait le capitaine rouennais Fabien Vincent. Je crois que ça leur a un peu fait mal, alors la tension est un peu montée… »

Toujours le point noir de l’indiscipline

Cela d’autant plus qu’après avoir tendu la joue à Oyonnax, les Isérois s’étaient promis d’afficher un autre visage devant leurs supporters, quitte à parfois « surjouer » dans l’agressivité. « Sur le match de la semaine dernière, en termes d’état d’esprit, on était proche du zéro et on avait à cœur de réagir, glissait le centre et buteur local Romain Trouilloud. Dans la semaine, Fabien Gengenbacher nous avait montré une image : pendant un arrêt de jeu à Oyonnax, nos adversaires étaient resserrés en cercle tandis que nous étions éparpillés dans tous les sens. Ce genre d’image, on ne veut plus la donner. C’est pour cela qu’à chaque accrochage, on avait envie de montrer de la solidarité. La preuve, on n’a rien lâché sur notre ligne d’en-but en fin de partie, alors qu’il s’agissait de conserver notre bonus. » Une situation dans laquelle le FCG n’aurait probablement jamais dû se retrouver avec un zeste de lucidité supplémentaire, mais bon… « On travaille dur à l’entraînement, alors sortir ce genre de performance en match c’est presque rageant, concluait le capitaine Steeve Blanc-Mappaz. Le bonus est comptablement une très bonne chose, mais dans le contenu il ne s’agit absolument pas d’un match abouti de notre part.  Les plus optimistes y verront une marge de progression importante, notamment en matière de discipline puisque le FCG, après avoir reçu son 8e carton jaune de la saison, fait figure de bonnet d’âne. Mais après tout, si les Isérois parviennent ce vendredi à conclure leur premier bloc sur le podium, il n’y aura pas grand monde pour leur en tenir rigueur…

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