Pro D2 - Nevers finit d’un mauvais pied

  • En toute fin de match, Nevers a concédé le match nul.
    En toute fin de match, Nevers a concédé le match nul. Icon Sport - Icon Sport
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En se trouant sur deux pénalités en fin de match, l’USON laisse filer la victoire dans les arrêts de jeu et offre aux Biarrots un partage des points qui met frustration et fierté à parité.

La ola lancée par le public du Pré-Fleuri à deux minutes de la libération s’est brutalement figée. À 22-15, la 79e minute s’écoule vers la promesse d’une victoire, la mêlée neversoise vient de remporter une troisième pénalité salvatrice face à des Biarrots de plus en plus oppressants. Le frais souvenir de la pénalité du 25-15 manquée dans les 22 mètres par Reynolds, jusqu’alors monstrueux de puissance et de précision, paraît oublié. Tout va bien. Puis tout se dérègle. Tout juste rentré au relais de l’ouvreur sud-africain, Silago voit son coup de pied fuir la touche et retomber dans les 22 mètres adverses. Les Biarrots remontent le terrain, implacablement. Quatre minutes et une pénaltouche plus tard, l’arrière Jonas aplatit en coin. Bosch convertit la transformation du nul sous les sifflets d’un stade remonté à bloc contre l’arbitrage, le sort et la fête gâchée. Sorti d’un vestiaire au silence sépulcral pour rallier la salle de presse, le manager Péméja a la tête lourde de cette euphorie ravalée : «Ce bonheur qui nous manque ce soir, ça m’énerve plus que les deux points qu’on a lâchés.» Après une préparation décevante et un début de championnat en-deçà des attentes, avec deux succès laborieux face aux promus, le demi-finaliste sortant avait en effet l’occasion de se galvaniser le moral en remportant une victoire de prestige et de sueur face au ténor basque.

Frustration et soulagement

Et de fait, réduits à 14 dès le retour des vestiaires sur un rouge sévère infligé à Steven David, les hommes de Péméja ont taillé à l’énergie les contours d’un premier match référence, malgré les défaillances sur les ballons portés biarrots. Jusqu’à la 79e minute, donc. «On avait tout mis en place pour faire un match extraordinaire, et on rate ça. Ça fait râler», s’agace le manager. Sous la frustration perce néanmoins le soulagement d’avoir retrouvé son équipe proche du niveau du printemps dernier : «On s’est mis en position de gagner. C’est le plus gros match qu’on fait depuis le début de la saison. On s’est prouvé qu’on était capable de faire un match à ce niveau. On a eu de la bonne peur, et on a été compétiteurs.» Dans le camp biarrot, le scénario miraculeux d’une défaite à zéro point esquivée sur le fil ne suffit pas à illuminer le visage juvénile du pilier Erdocio : «On était venu ici avec des intentions de victoire, alors ce soir on a perdu deux points.» L’ardoise de la défaite à domicile face à Mont-de-Marsan n’est qu’à demi effacée par ce nul à l’extérieur, mais le trois-quarts centre Cadot voit dans le résultat des reflets consolateurs : «On est en quête de confiance, et ce match en donne à notre groupe. On va s’appuyer dessus pour la suite.» À leurs côtés, le manager Clarkin opine : «On a besoin de ce genre de match pour se construire collectivement. Ce championnat est très dur, très long, on sait qu’on n’est pas encore maître de notre jeu, mais cette fin de match m’a beaucoup plu.»

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Sébastien CHABARD
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