Coupe du monde féminine - Joanna Grisez (XV de France), le pari de la liste

  • Joanna Grisez fera profiter le XV de France de ses qualités d'appuis et de vitesse
    Joanna Grisez fera profiter le XV de France de ses qualités d'appuis et de vitesse Icon Sport - Hugo Pfeiffer
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Appelée surprise de cette liste, la septiste Joanna Grisez ne compte aucune sélection à XV. Saura-t-elle faire la bascule ? Son sélectionneur à VII, David Courteix, n’en doute pas une seconde.

Il n’est pas commun de voir une joueuse retenue pour disputer une Coupe du monde sans la moindre sélection. C’est pourtant le cas de Joanna Grisez, membre de France VII Féminin depuis 2018 et appelée par Thomas Darracq à disputer le prochain Mondial à XV. Mais attention : n’allez pas croire que la joueuse de 25 ans va découvrir le XV. C’est par là qu’elle a commencé, au club de Bobigny (où elle est encore licenciée) alors qu’elle étudiait Staps et qu’elle en avait un peu marre du tennis. Mais rapidement, elle a basculé à VII, avec l’équipe de France universitaire et a été sacrée deux fois championne du monde avec Gaëlle Hermet, Maëlle Filopon Romane Ménager qu’elle retrouvera dès ce week-end à Marcoussis. Depuis, la native de Colombes dans les Hauts-de-Seine a bien grandi. Et elle donne pleine satisfaction à son sélectionneur national à VII, David Courteix : « Jo a toujours été un fort potentiel. Elle est très rapide, une qualité d’appui particulière, très portée sur l’avant. Elle peut faire des différences dans les grands comme les petits espaces parce qu’elle accélère très vite, et est forte au contact. Elle n’est pas encore en totale maîtrise de ce qu’elle fait et elle sourira quand elle lira ça, mais elle est très difficile à prendre en un contre un. »

 

Courteix : « Elle passe aisément d’un jeu à l’autre »

La question, c’est de savoir si l’ailière fera facilement la bascule vers le XV : « Franchement, elle fait partie de ces profils qui passent assez aisément d’un jeu à l’autre, assure Courteix. Dans sa façon d’aborder le rugby, de vouloir toujours avancer et d’évoluer dans des espaces plus restreints qu’à VII, elle retrouvera très vite ses repères, même si elle n’a pas joué à XV depuis longtemps. Pendant nos préparations, on fait du dix contre dix ou du douze contre douze et Joanna s’y exprimait très aisément. Elle a un vrai potentiel aérien, et puis je ne doute pas de sa capacité à se placer pour couvrir le fond de terrain. Elle pigera vite ce que Thomas Darracq lui demandera. » Autant de qualités dont les Bleues auront besoin dans des conditions de jeu humides, comme ce sera le cas en Nouvelle-Zélande. Maintenant, la septiste a du pain sur la planche : « Elle aura en revanche un peu de boulot sur les lancements de jeu ainsi que sur les timings particuliers du XV… », prédit Courteix. Mais une place de titulaire en Coupe du monde, ça se mérite.

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