Top 14 - La Rochelle, l'état de grâce permanent

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Publié le , mis à jour

Le Stade rochelais est à la hauteur de son nouveau statut de champion d’Europe en ce début de saison : les victoires s’enchaînent, les recrues sont en verve et la ferveur populaire ne fait que s’accroître. Cela va bien au-dessus de l'embellie.

La Rochelle vaut bien une fête. Et même plus d’une. Deux semaines après avoir triomphé de Montpellier dans un combat des chefs haletant, les Maritimes ont sereinement maîtrisé l’Usap pour le plus grand plaisir de 16 000 supporters ravis (69e guichets fermés consécutifs, au passage), pour qui la troisième mi-temps du titre de Champions Cup semble ne s’être jamais terminée.

Samedi, dans un Deflandre joyeux, ils ont pu assister à une énième démonstration de force de la part de leurs avants et ont eu droit à la première chevauchée fantastique de Teddy Thomas pour son baptême en jaune et noir. Avec le plein de points en prime : « On ne parlait pas de bonus mais clairement on voulait aller le chercher, avouer Rémi Picquette. Nous sommes contents du résultat. » Et des comptes de cette fin d'été : “Avec trois victoires et un bonus, le début de championnat est intéressant.” Après trois journées, les Maritimes occupent déjà la tête du classement. À ce moment de l’année, la position ne signifie rien si ce n’est que l’équipe est à la hauteur des attentes et de son nouveau statut. La belle tenue du Stade rochelais n’a rien de surprenant, dans le fond, quand l’on connaît le perfectionnisme intransigeant de Ronan O’Gara, la sérénité du club en interne et la profondeur d’un effectif peut-être sans égal, aujourd’hui, en termes de densité.

Cette embellie va bien au-delà d’un état de grâce post-couronnement : « Ce groupe a tellement envie de progresser, d’avancer, apprécie Gurthrö Steenkamp. Il y a tellement de concurrence dans l’équipe, tout le monde a envie de jouer. On essaye de créer un environnement où tout le monde peut avoir du temps de jeu. » Et où l’exigence tire chacun vers le haut. Une mentalité déjà perceptible au niveau des résultats : « C’est mieux que l’an dernier où, dès le début, on avait été sous une grosse pression. Tout part de l’état d’esprit des gars. La saison passée a été énorme, ça a été une super expérience. Et on a de la chance d’avoir vécu ça. Mais dès la rentrée, tout le monde s’est dit : « C’était bien mais c’est fini. »

« Une responsabilité pour chacun »

Sur son XV de départ, La Rochelle paraît toujours aussi armée - même si, en l’absence de Matthias Haddad, la troisième ligne est quelque peu affaiblie en nombre ; sur la globalité de son effectif, elle a encore gagné en qualité et en variété. Samedi, UJ Seuteni, Teddy Thomas et Will Skelton, parmi d’autres, ont disputé leurs premières minutes de la saison quand Antoine Hastoy, Tawera Kerr-Barlow et Yoan Tanga étaient en tribunes. « Peu importe qui est sur le terrain, on reste performants, résume Georges-Henri Colombe, désormais associés à Uini Atonio à droite, en attendant le Puma Joel Sclavi. C’est notre chance. » Ou quand l’émulation rime avec stimulation. Le pack, largement remodelé samedi, a encore eu un rendement de haut niveau. La Rochelle est si belle avec ses bêtes : « J’avais connu ça à l’époque des Bulls, reprend Steenkamp. Nous étions connus pour avoir des avants dominateurs, qui avançaient tout le temps. Là, c’est pareil. Les gars se disent : « Si je prends la place de Uini Atonio, il faut que j’avance. Pareil avec Reda Wardi, avec Will Skelton... » C’est une responsabilité pour chacun. Nous avons besoin de bien plus que vingt-trois mecs pour franchir un cap et être à fond dans ce championnat. »

Aujourd’hui, le champion d'Europe en titre avance sereinement dans sa saison, vers des objectifs dont l’accomplissement s’écrira bien plus tard. Quoi qu'il en soit, elle a les atouts en main pour viser les plus hauts sommets : « On leur dit tout le temps : « Vous êtes des joueurs énormes, de très haut niveau, vous avez de super qualités. On croit en vous mais il faut croire en vous. On ne peut pas le faire à votre place. » Ils ont basculé la saison dernière. Il y a des joueurs clés qui répondent présent en permanence. Greg Alldritt, par exemple, est à chaque fois énorme, il fait toujours avancer l’équipe. » Lui et ses partenaires, hommes de défi, en ont un sacré à relever dimanche prochain : ils se rendront à Clermont, invaincu depuis plus d’un an à domicile. À Michelin, là où le Stade ne s’est jamais imposé. Mais impossible n’est pas rochelais, qu'on se le dise.

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