Top 14 - Clermont expie ses fautes à Toulon

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Venus pour en découdre dans l’agressivité, les Clermontois n’ont pas réussi à maîtriser leurs ardeurs, qu’ils ont payé au prix fort apr leur indisciline en première période.

Ils s’étaient promis de ne pas se trouer. De ne pas reproduire les erreurs entrevues à Paris ou même la semaine dernière contre Pau, où leur bonne organisation s’était heurtée à un manque de dureté sur l’homme, à un déficit d’agressivité. Verdict ? Eh bien, on ne pourra décemment pas reprocher aux Clermontois d’avoir manqué d’attributs ni d’esprit guerrier, les hommes de Jono Gibbes s’étant employés comme des beaux diables sur la pelouse de Mayol. La meilleure preuve résida probablement dans l’essai de Newsome à la 21e où, après un contre-ruck volontaire initié sur West, les Auvergnats surent tenir le ballon sur une quinzaine de temps de jeu, permis par des déblayages démoniaques, jusqu’à décaler leur arrière en bout de ligne. Le hic ? Il est que dans n’importe quel sport de combat, fut-il collectif comme le rugby, l’agressivité ne va pas sans la maîtrise et la discipline et qu’à ce titre, les Auvergnats ont carrément flanché à Toulon.

Jedrasiak, le péché originel

En effet, si le premier rideau défensif concocté par Jared Payne et l’ASM était effectivement très dense et rapide en première période, il l’était pour tout dire un peu trop, justement sanctionné à de nombreuses reprises par M. Descottes pour des positions de hors-jeu. Le début d’une longue série de coups de sifflet qui permit au RCT d’engager un long travail de sape jusqu’à faire craquer Paul Jedrasiak (sanctionné à la 29e d’un carton jaune pour un plaquage sans ballon inutile sur Serin, témoin d’un manque flagrant de lucidité). Et ce qui devait arriver arriva, la série de mêlées disputées en suivant à 7 contre 8 se trouvant même payée d’un deuxième carton jaune contre Ojovan puis d’un essai de Gigashvili, juste avant que Wainiqolo profite de la double supériorité numérique des siens pour enrhumer Raka et Hériteau en bout de ligne. « On ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes , déplorait le capitaine Arthur Iturria à la mi-temps, comme si le sort du match était déjà joué. Paroles prémonitoires, malheureusement…

Groggys, KO debout, les Auvergnats encaissèrent ainsi dès la première action de la deuxième mi-temps un nouvel essai, affichant là encore des largesses dans leur défense des couloirs extérieurs (certes encore en infériorité numérique). Et si l’on crut bien un instant que les Clermontois pouvaient encore réussir un retour d’outre-tombe en deuxième période (essais de pénalité sur ballon porté, puis de Hériteau après une percée de Belleau), c’est encore son indiscipline qui empêcha l’ASM de renverser la table, avec un nouvel hors-jeu (55e), une pénalité cruciale sifflée en mêlée contre le jeune pilier Giorgi Dzamanahvili, et enfin un en-avant repris en position de hors-jeu sur la dernière action. Dommage, tant les Asémistes ont affiché un visage séduisant lorsqu’ils ont réussi à tenir le ballon, lequel aurait évidemment mérité un meilleur résultat sans cette quinzaine de coups de sifflet à leur encontre…

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