Top 14 - Une défaite dans la gueule du Lou

  • Capables d’inscrire trois essais superbes, les Rhodaniens ont en revanche manqué de précision dans leurs sorties de camp et leurs soutiens, jusqu’à inévitablement subir la pression de leurs adversaires.
    Capables d’inscrire trois essais superbes, les Rhodaniens ont en revanche manqué de précision dans leurs sorties de camp et leurs soutiens, jusqu’à inévitablement subir la pression de leurs adversaires. Icon Sport - Icon Sport
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Capables d’inscrire trois essais superbes, les Rhodaniens ont en revanche manqué de précision dans leurs sorties de camp et leurs soutiens, jusqu’à inévitablement subir la pression de leurs adversaires.

Si l’on est bien convaincu d’une chose à l’issue de ce déplacement du Lou au pied de la grande Arche, c’est que ce Lou ne manque pas de talent. Capable d’inspirations individuelles et collectives superbes, les hommes de Xavier Garbajosa ont probablement gratifié le public de l’Arena des plus beaux essais de la partie. Reste qu’ils ont perdu, qui plus est dans des proportions alarmantes, pour la simple et bonne raison que s’ils sont capables de réaliser les choses les plus compliquées sur un terrain de rugby, ces Rhodaniens ne parviennent pas encore à se montrer efficaces sur ces choses simples, qui ne nécessitent aucun talent particulier. « Sur l’état d’esprit, l’investissement, je n’ai pas grand-chose à reprocher aux garçons, confirmait le manager Xavier Garbajosa. En revanche, nous avons eu beaucoup trop de déchet. Pourtant, quand on tient le ballon, on parvient à faire de jolies choses, j’ai même le sentiment que nous marquons trois essais bien construits, avec du jeu debout, de la vitesse… En revanche, je nous ai trouvés très en difficulté sur des choses très simples, où il faut simplement prendre le temps de bien faire les choses, notamment sur nos sorties de camp. » Où l’on vit, pêle-mêle, Niniashvili ou Couilloud se faire contrer seuls au fond du terrain, ainsi qu’un manque patent d’organisation sur certaines préparations qui débouchèrent soit sur des pénalités au sol, soit sur des coups de pied précipités au milieu du terrain et des chasses imprécises qui firent le bonheur de Spring (comme sur l’essai de Tabuavou).

Un jeu au pied à revoir

Il faut ici ajouter qu’au-delà de son organisation, c’est aussi la qualité technique du jeu au pied lyonnais qui a déçu, après plusieurs ballons dévissés par Couilloud ou Berdeu, un nouvel ouvreur (Fletcher Smith) très timide à l’instant de prendre l’occupation à son compte, où encore un Gowin au centre dont le pied gauche ne fait pas encore oublier la longueur de son prédécesseur Charlie Ngatai… « Le Racing a creusé l’écart trois points par trois points mais le pire, même si je n’ai pas les statistiques, c’est que je n’ai pas eu l’impression que nous étions beaucoup plus pénalisés qu’eux, grinçait le flanker Dylan Cretin. C’est surtout que nos fautes ont donné lieu à des pénalités tentables parce qu’elles étaient dans notre camp, et c’est ce qu’il faut réussir à corriger. Jouer même de loin, c’est dans notre ADN mais pour cela, il faut avoir des soutiens plus proches, plus rapides et ne pas hésiter à sortir de chez nous par du pied lorsque le jeu l’impose. Les Racingmen nous ont pris trop facilement là-dessus, en arrivant avant nous sur les points de rencontre. Et pourtant, ce n’était pas un Racing imprenable, c’est clairement une occasion de manquée pour nous.  Un constat lucide qui ne fait qu’accentuer l’importance de la réception du Stade français ce week-end... 

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