Top 14 - Montpellier revient de loin

  • Dans le sillage de leur capitaine Florian Verhaeghe, admirable d’engagement, les Montpelliérains se sont enfin imposés à Brive, dix ans après.
    Dans le sillage de leur capitaine Florian Verhaeghe, admirable d’engagement, les Montpelliérains se sont enfin imposés à Brive, dix ans après. Diarmid Courrèges - Diarmid Courrèges
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Montpellier bousculés en conquête ainsi que sur les collisions par moments, les Montpelliérains ont fait preuve d’une impressionnante force de caractère pour s’imposer.

Sans faire injure aucune à cette vaillante équipe de Brive ni à la qualité de sa formation, on pensait que ce match allait être à sens unique. Les Brivistes paraissaient diminuées, notamment devant, au point d’avoir titularisé trois espoirs dans leur pack. En face, le MHR alignait un XV de départ qui ressemblait fortement à celui qui avait été sacré champion de France quelques mois en arrière...

Sauf que le massacre escompté n’a pas eu lieu. Il n’a duré que dix minutes, le temps de l’entame, où les Cistes dominaient tous les impacts et n’ont eu aucun mal à s’installer dans le camp corrézien. Mais après... La tendance s’est étrangement inversée : « On fait un bon début de match, on score vite. Pénalité, essai... Puis ensuite, on sort mal de notre camp, on prend la pression et ils marquent. Ils ont été très réalistes », analysait à chaud le centre Thomas Darmon. Ensuite, ce sont les Cistes qui ont été victimes de la dimension physique des Corréziens, menés par leur tank Abraham Papali’i, inarrêtable pendant 50 minutes. Et comme si cela ne suffisait pas, les Héraultais ont également donné le bâton pour se faire battre: « On s’est mis le feu tout seul en rendant le ballon trop facilement, et commettant des erreurs chez nous... » énumérait le centre, à quoi il faut ajouter quelques contres en touche bien sentis par ce diable d’Esteban Abadie.

Un banc qui fait du bien

On s’est alors dit que les Cistes se révolteraient au retour des vestiaires, mais ce ne fut pas si simple que ça : « On subissait trop, les Brivistes avançaient. Ils nous ont vraiment mis à mal, surtout de la 40ème à la 60ème. On n’arrivait pas à sortir de notre camp, et on était sur les talons défensivement », reconnaissait le directeur du rugby Philippe Saint-André.

C’est à ce moment que le staff a tenté son coup de poker : faire entrer six joueurs d’un coup: Camara, Doumenc, Lamositele, Coly, Garbisi et Lucas. De quoi, sinon filer un coup de fouet, donner assez de fraîcheur à l’équipe pour tenir face aux assauts des Brivistes, galvanisés par leur public. In fine, les Cistes se sont sortis de ce bourbier. Dix ans qu’ils n’y étaient pas arrivés. Ce n’est pas rien. Tout sauf un miracle, car ils le doivent à leur incroyable force de caractère, forgée au cours d’un an et demi d’aventure commune. En symbole, on retiendra ce plaquage appuyé du capitaine Florian Verhaeghe qui stoppa net le tank Papali’i à seulement deux mètres de la ligne, en toute fin de rencontre. Et ça, c’est de bon augure pour la suite.

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