Nationale - L'affiche Blagnac-Tarbes : on n’a pas tous les jours 100 ans

  • Pour célébrer comme il se doit le centenaire du club, Blagnac a remporté une victoire courte et essentielle.
    Pour célébrer comme il se doit le centenaire du club, Blagnac a remporté une victoire courte et essentielle. DDM - LAURENT DARD
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17 septembre 2022 sera une date à marquer d’une pierre blanche en bord de Garonne pour les nombreux suiveurs d’un club, à la fois fidèle à ses racines et résolument tourné vers l’avenir.

« En-CENT-ble, tous Caouecs. » Un peu tiré par les cheveux, le jeu de mots bien visible sur les tee-shirts arborés pour la circonstance par tous ceux qui n’auraient manqué cela pour rien au monde ? Mais non, voyons ! En ce 17 septembre, dans l’ambiance que l’on devine, à des années-lumière d’un club jugé froid et impersonnel par ceux qui ne le connaissent que de très loin, le Blagnac Rugby célébrait son centenaire. Autant dire que les Ramiers s’étaient parés de leurs plus beaux atours, le franc soleil ne pouvant que contribuer à la réussite d’un événement préparé de longue date comme l’atteste la collecte des indispensables photos, d’époque et d’équipes forcément épiques. " Dix mois de travail, avec une commission de quinze personnes pour veiller au moindre détail", expliquait Benoît Trey, le président animé d’une fierté bien légitime tant ce rôle de maître d’œuvre qui lui tenait à cœur était délicat à honorer.

Devoir de mémoire

Dire que les petits plats avaient été mis dans les grands relève ainsi de l’euphémisme, le chapiteau dressé tout près de la salle des fêtes ayant l’allure d’une ruche bourdonnante ! Des anciens (la présence de René Mounibas, le vénéré doyen de service, n’est pas passée inaperçue) mais aussi des jeunes, beaucoup de jeunes, parmi lesquelles quelques féminines. Le répertoire de la "Pena del sol" s’est d’ailleurs adapté à toutes les générations. Difficile de donner le nombre exact de convives mais six cents étaient attendus le samedi en soirée pour le repas de clôture.

Parmi les moments forts, l’hommage tout ce qu’il y a de plus solennel aux chers disparus. Impossible de tous les citer, même s’il faut savoir, par exemple, qu’Anthony Nougailhon, le coordinateur administratif, n’est autre que le fils du regretté Philippe, en son temps colistier de Jean-Marie Barsalou à la tête des premiers champions de France "caouecs" du XXIe siècle. Sur les coups de 16 heures, l’émotion est montée d’un bon cran lorsqu’un échantillon représentatif a procédé à la remise des maillots dans l’intimité d’un vestiaire qui aura vu défiler bon nombre de "sérieux clients". Alain Izaga (champion de l’anecdote croustillante), Thierry Boyé, Max Lafage, Marc Dantin (clin d’œil du destin et du calendrier mêlés, l’inénarrable demi de mêlée de bonne souche maubourguétoise a aussi porté les couleurs tarbaises), William Laguerre et le redoutable Francis Médard ont traversé l’équivalent des couloirs du temps.

Un peu plus tôt dans l’après-midi, un quidam avait fait remarquer à Benoît Trey "qu’en principe, on ne se revoit que lors des enterrements". Ce qui a inspiré au successeur de Philippe Humery le commentaire suivant : "Jamais retrouvailles n’ont été à ce point empreinte de gaieté !" Bon pied, bon œil, le centenaire se porte comme un charme et la buvette a tourné à plein régime jusque tard dans la nuit. Contexte banlieusard ou pas, c’est bien connu, la convivialité ne perd jamais ses droits !

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Philippe ALARY
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