Maraku, l’accélérateur lyonnais

  • Josiah Maraku a débuté au Feilding Yellows RFC, un petit club de banlieue de Palmerston North.
    Josiah Maraku a débuté au Feilding Yellows RFC, un petit club de banlieue de Palmerston North. Icon Sport
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Arrivé de pro D2 sur la pointe des pieds, le centre néo-zélandais Josiah Maraku s’est imposé, dans un style à mi-chemin entre celui de ses prédécesseurs Ngatai et Barassi.

Dans le rugby de haut niveau, l’importance d’un milieu de terrain performant n’est plus à démontrer. C’est pourquoi le Lou pouvait légitiment arborer quelques doutes à l’intersaison, après avoir perdu deux joueurs majeurs comme Charlie Ngatai et Pierre-Louis Barassi, respectivement partis pour les ogres du Leinster et du Stade toulousain. Un vide immense que le Lou a toutefois le bonheur de combler en grande partie grâce à sa recrue venue de Narbonne, Josiah Maraku.

out sauf une surprise pour Xavier Garbajosa, qui misait beaucoup sur le jeune néo-zélandais : « Il s’est donné les moyens d’exister en Top 14 grâce à une intersaison excellente, souligne le manager lyonnais. Il effectue tous les entraînements à très haute intensité et quelque part, il est la preuve que le travail paie. Certes, il lui reste beaucoup de progrès à accomplir et il en est conscient, notamment dans la défense d’homme à homme. Mais il a un vrai profil de puncheur et surtout des qualités athlétiques rares. Josiah, c’est quand même 95 kg de muscles. Entre ses qualités, son travail et nos systèmes de jeu, il a tout pour s’épanouir avec Lyon. »

Une ascension expresse vers le haut niveau, dont l’intéressé était paradoxalement le premier à en douter. « C’est vrai que j’étais rempli de doutes en arrivant à Lyon car passer du bas de tableau de Pro D2 à la lutte pour la qualification en Top 14, c’était un gros cap à franchir… Mais j’avoue que je suis plutôt rassuré par mes premières sorties. »

De Manawatu à Narbonne

De quoi se retourner, pour la première fois, sur son parcours atypique. « J’étais dans le groupe des Baby Blacks mais je n’ai pas eu la chance de disputer la Coupe du monde des moins de 20 ans, à cause de la covid, sourit Maraku. J’ai malgré tout disputé trois saisons de NPC avec Manawatu, tout en intégrant l’équipe développement des Hurricanes et c’est alors qu’un scout, Damien Bruno, m’a parlé de l’opportunité d’aller jouer en Pro D2, à Narbonne. J’ai débarqué là-bas sans savoir vraiment quel était le niveau de l’équipe, du championnat, et j’ai mis un peu de temps à m’adapter aux spécificités du rugby français. »

De quoi là encore céder au doute dans un contexte éminemment difficile, où il n’était pas facile de se faire remarquer. « La saison était dure et s’il avait fallu rester à Narbonne malgré la descente, je l’aurais fait, souffle Maraku. Heureusement, Lyon s’est intéressé à moi à partir du mois de février. Quand mes coéquipiers l’ont su, ils se sont marrés car beaucoup avaient joué avec Pierre-Louis Barassi chez les jeunes. Ils trouvaient tous assez amusant que ce soit moi que Lyon ait choisi pour le remplacer. En ce qui me concerne, je prends ça comme un immense challenge. »

L’atout du synthétique

Un défi que le centre kiwi travaille à relever, bien aidé par une pelouse synthétique qui lui permet de maximiser ses qualités. « C’est vrai que comme je ne suis pas très lourd et que j’aime beaucoup jouer sur mes crochets, les pelouses synthétiques correspondent plutôt bien à mon style de jeu, sourit Maraku. Le seul problème, c’est que les reprises d’appui sont beaucoup plus brutales et qu’à la fin des matchs, mes genoux me font sacrément souffrir. »

Des articulations qu’il s’agira pourtant de mettre à contribution face au Stade français, histoire de lancer définitivement la saison de son équipe. « Nos deux derniers matchs ont été très frustrants. Nous avons réussi de belles choses mais sans jamais nous exprimer sur la longueur. C’est pourquoi nous devons enfin réaliser un match plein contre Paris.  Josiah Maraku espérant bien évidemment contribuer à ce réveil…

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