Pro D2 - Aurillac peut mieux faire !

  • Pour exister face aux Isérois, le Stade aurillacois va devoir montrer un tout autre visage que celui affiché vendredi dernier.
    Pour exister face aux Isérois, le Stade aurillacois va devoir montrer un tout autre visage que celui affiché vendredi dernier. Icon Sport - Icon Sport
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Pour exister face aux Isérois, le Stade aurillacois va devoir montrer un tout autre visage que celui affiché vendredi dernier.

Oui on est durs, mais comment peut-il en être autrement ? Le Stade aurillacois est cinquième de Pro D2, reste sur trois succès d’affilée… et pourtant peut mieux faire, « sans aucun doute », avoue même le staff aurillacois. Car dans ce championnat marathon, il faudra encore élever le curseur pour atteindre les objectifs fixés par le président Christian Millette.

Ce bémol intervient après une lourde défaite, dès la première journée, sur les terres montoises et que le club cantalien a eu toutes les peines du monde à venir à bout, à domicile, de la lanterne rouge massicoise. Aurillac reste encore trop dans l’inconstance, dans son incapacité à prendre la main et produire du jeu sur quatre-vingts minutes, voire plus. Un Stade aurillacois qui n’arrive toujours pas à se libérer d’un poids, d’un fardeau même, qui l’empêche de franchir le cap et laisse un goût amer, même après la victoire face à Massy. Mettre des mots sur les maux, c’est forcément parler d’indiscipline, de trop de ballons perdus, d’une animation au pied encore fragile, de lancers à géométrie bien trop variable, d’un (re) placement défensif au-delà des 30 mètres bien trop aléatoire, d’entame de match bien trop sous pression… Et pourtant !

Ne pas se manquer !

Et oui, pourtant cet Aurillac-là est dans les clous. Ce Stade réalise, comptablement, une entame de saison quasi parfaite avec trois victoires et une seule défaite - chez le leader actuel qui plus est - avec une mêlée au rendez-vous, un collectif défensif impressionnant devant sa ligne, des joueurs qui franchissent… Vendredi, le Stade à une nouvelle occasion d’affirmer ses ambitions. Ce déplacement à Grenoble, le deuxième de la classe, doit servir pour la suite. Bien sûr, on entendra des « c’est encore trop tôt » par-ci, des « on ne peut pas, déjà, parler de tournant" par-là ou encore « il faut respecter l’adversaire ». Et pourquoi ne pas annoncer un franc « on y va pour gagner », suivi d’un « de toute façon on n’a rien à perdre" et ponctué d’un « on peut se mettre minable car on aura une semaine pour récupérer ».

Voilà pour la fiction, car la réalité, elle, sera toute autre. Si Aurillac se manque au décollage, ce sera compliqué. Si Aurillac a un trou d’air, ce sera compliqué. Si Aurillac fait trop tourner, ce sera compliqué. Si Aurillac n’est pas à 120 %, ce sera compliqué.

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Jean-Marc Authié
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