Pro D2 - Le paradoxe montalbanais

  • Le capitaine montalbanais, Frédéric Quercy, espère que son équipe va retrouver des repères collectifs face au dernier finaliste de Pro D2.
    Le capitaine montalbanais, Frédéric Quercy, espère que son équipe va retrouver des repères collectifs face au dernier finaliste de Pro D2. Aurélien DELANDHUY/Midi Olympique - AURELIEN DELANDHUY
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Malgré des prestations pour la plupart cohérentes et un collectif qui monte en puissance, Montauban est pour l’instant quatorzième de Pro D2. Un petit paradoxe qui a ses raisons.

Il est vrai que tout le monde attendait Montauban davantage aux avant-postes qu’à une peu enviable quatorzième place, à l’orée de la 5e journée. Plusieurs raisons expliquaient logiquement cela : le recrutement ambitieux, l’envie assumée de faire partie des six - voire des quatre - meilleures équipes du championnat ou encore la parfaite préparation estivale, durant laquelle les Montalbanais ont battu des écuries de Top 14 comme Perpignan et Castres. Mais la première journée était finalement le parfait reflet du début de saison paradoxal de l’USM. Contre Nevers, à Sapiac, les Montalbanais ont été au-dessus du dernier demi-finaliste de Pro D2. Mais ils ont beaucoup gâché et ont au final laissé en route un bonus offensif pourtant atteignable. En fait, Montauban a le syndrome de l’équipe à potentiel, qui doit trouver son rythme et ses repères avant de véritablement carburer. Surtout quand on sait qu’une bonne partie de l’effectif a été chamboulée cet été. « Je ne pense pas qu’on fasse un mauvais début de saison, notamment dans l’engagement et l’état d’esprit, affirmait le capitaine Frédéric Quercy. Ça fait chier de se retrouver quatorzièmes parce que je ne pense pas que ce soit mérité. Mais on fait des erreurs grossières, comme à Béziers, qui nous font mal. Ce sont des petites bêtises mais on les enchaîne. » Preuve que si l’USM est capable d’exploits individuels, elle doit maintenant trouver du liant collectif. Mais cela demande du temps !

Deux points en moins comme boulet

Face à Béziers d’ailleurs, si la défaite fait mal avec quarante-trois points encaissés, des séquences offensives de qualité ont été aperçues sur les différents essais des Vert et Noir. La conquête a eu aussi eu du mieux, malgré quelques pénalités encore subies en mêlée fermée. Le problème restait toujours ces quelques imprécisions, offensives et défensives. Quercy parvenait à trouver la bonne formule : « Tout le monde nous voit comme un très gros. Oui, on a de très gros joueurs mais pas un très gros collectif pour l’instant. Il va maintenant falloir arriver à jouer un peu mieux. » Même si le problème des matchs à l’extérieur commence déjà à ressurgir, ce groupe à les qualités pour remonter dans un classement un peu en trompe l’œil.

Car si les Montalbanais sont à la traîne, c’est aussi parce qu’ils ont démarré l’exercice avec un handicap de deux points, résultat d’une sanction infligée par la DNACG, la "police" des budgets. Une audience en appel est d’ailleurs prévue cette semaine pour tenter de récupérer ses points. S’il avoue ne pas suivre le dossier, Quercy verrait évidemment d’un bon œil le retour de ces deux unités : « Repartir au niveau des autres, ce ne serait pas mal parce qu’on le mérite. »

En attendant, il va être l’heure de prouver sur le terrain que l’USM est un véritable prétendant à la phase finale. Un programme chargé attend les Tarn-et-Garonnais : les réceptions successives de Mont-de-Marsan et Biarritz à Sapiac. Déjà un petit tournant dans la saison puisque ces deux rencontres peuvent aussi bien relancer l’équipe que la couler. « Il faut gagner le reste je m’en fou, ordonnait Quercy. Il n’y a plus le choix, il nous faut au minimum huit points et tant pis si c’est laid. Si on veut rester dans la course, il faut gagner les deux matchs.  Ce ne sera évidemment pas simple, mais si l’USM parvient à user pleinement de son potentiel, tout est possible…

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Yanis GUILLOU
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