Pro D2 - Nevers sans peur dans l’antre de l’ogre

  • Frustrés par leur match nul au Pré-Fleuri face aux Biarrots, les Neversois savent qu’ils devront élever leur niveau pour rapporter des points de Charles-Mathon.
    Frustrés par leur match nul au Pré-Fleuri face aux Biarrots, les Neversois savent qu’ils devront élever leur niveau pour rapporter des points de Charles-Mathon. Icon Sport - Icon Sport
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Frustrés par leur match nul au Pré-Fleuri face aux Biarrots, les Neversois savent qu’ils devront élever leur niveau pour rapporter des points de Charles-Mathon.

De ses voyages dans l’Ain, Nevers a rapporté une rude déroute en 2019 et trois défaites plus honorables, à défaut d’être bonifiées. Alors Xavier Péméja et ses joueurs savent à quoi s’attendre à Charles-Mathon, où Oyonnax a déjà empilé 79 points et deux victoires bonifiées en deux matchs. « Ils ont été très impressionnants contre Grenoble. On les connaît, ils nous connaissent. C’est vrai que ça ne s’est jamais très bien passé pour nous mais en Pro D2, les équipes sont souvent très proches et ce championnat est plein de surprises, explique le manager neversois. Il me tarde d’y être pour voir la réaction du groupe après la déception de notre nul face à Biarritz. »

Tenir son rang

Pas question, donc, de prendre la route de l’Ain avec l’ambition en fond de cale : « Si on veut se qualifier, on doit aller chercher des points à l’extérieur. » Soigner la fragilité à l’export, vieux talon d’Achille nivernais, est un des enjeux de cette saison. « On s’est rassurés sur le combat à Montauban avant d’aller gagner à Massy. Mais on n’a pas encore assez de matchs à l’extérieur pour faire un constat », avance prudemment Xavier Péméja. « La semaine dernière, on a fait jeu égal avec le BO. On s’est rassurés sur notre rugby. Il faut rester sur cette continuité, mettre du jeu en place et surtout régler notre problème de discipline. Quatorze fautes par match, c’est beaucoup trop. »

Souvent défaillants sur le dernier match de bloc à l’extérieur, les Usonistes se sont donné pour challenge de régler ça. « Notre objectif comptable nous oblige à grappiller au moins un point pour rattraper ceux que nous avons perdus face à Biarritz, affirme le deuxième ligne Maxence Barjaud. Les matchs à l’extérieur, ce sont d’abord une approche individuelle, de caractère, même dans les endroits difficiles. »

Nouvelle pour le club, l’étiquette de demi-finaliste sortant impose aussi de tenir son rang : « Les équipes nous attendent sans doute un peu plus. On doit assumer ce statut, montrer que notre parcours n’est pas une histoire de chance. » L’épopée du printemps 2022 est déjà promise au sépia dans l’album aux souvenirs, une nouvelle histoire s’est ouverte pour un effectif largement remodelé dans lequel Maxence Barjaud fait figure de seul ancien, du haut de ses 26 ans et quatre saisons : « C’est vrai qu’il y a eu beaucoup de changements mais à tous les postes, alors, on s’aide tous. Et je sens que ça commence à prendre. 

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Sébastien CHABARD
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