Usap : 120 ans d'histoire les contemplent

  • L'USAP l'an dernier devant son public
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Samedi, l'Usap va fêter son 120e anniversaire à l'occasion de la venue de Toulon. Cette rencontre doit aussi servir de rampe de lancement pour les Catalans après une entame ratée.

Jusqu’à 15 heures, au moins, Aimé-Giral sera en fête samedi. Pour son 120e anniversaire, l’Usap va multiplier les célébrations : neuf drapeaux de quatre mètres chacun recouvriront la tribune Chevalier pour mettre en avant les neuf titres du club, un maillot collector a été dessiné pour l’occasion, une fresque géante sera réalisée sur le mur du stade et une haie d’honneurs de 80 anciens joueurs (Goutta, Guirado, Imbernon, Mas, Bomati, Macabiau, Majoral, pour ne citer qu’eux) accueillera les acteurs d’aujourd’hui à leur entrée sur la pelouse. À partir de 15 heures et du coup d’envoi de M. Charabas, ce sera une tout autre histoire. Il ne sera plus question de passé mais d’avenir même si le deux sont éminemment liés.


Aux yeux de David Marty, gardien du temple, la transition est toute trouvée : «C’est important pour tout le monde et encore plus pour les joueurs actuels d’avoir conscience de l’identité, de la longévité et de l’importance du club, avance l’entraîneur en chef. Un petit rappel, ça fait du bien. Il faut s’en servir comme d’une force.» «Quand on met ce maillot, on sent le poids de l’histoire, confirme Mathieu Acebes. Les joueurs en ont conscience et savent ce que ça représente. Si on se replace dans le contexte actuel, nous sommes dans une situation où il faut vraiment mettre la marche en avant et prendre des points. C’est nécessaire pour le club.» Deux semaines après la défaite retentissante subie face à Brive (17-6), les Catalans se savent déjà sous pression. «Tout le monde nous voit descendre, nous met des couteaux dans le dos... C’est très bien. Il va falloir que l’on se resserre entre nous et que l’on retrouve la victoire, tout simplement. Ce groupe ne mérite pas ça. Psychologiquement, il faut être armé, être béton pour passer au-dessus de tout ça. Sur le moment, c’est difficile. Maintenant, il faut prendre du recul et avancer.»

Je n'ai pas été au niveau, je l'assume

Face à Brive, l’équipe avait touché le fond dans l’exécution. Elle ne pourra que progresser : «Rien n’avait fonctionné, souffle le capitaine. Je ne pense pas qu’on puisse faire pire. On va se concentrer sur nous et arrêter de regarder les autres. Il n’y a pas de secret.» Collectivement et individuellement, les Catalans se promettent une revanche : «Personnellement, je le dis, je suis passé à côté sur la fin du match avec deux en-avant et je n’ai pas été au niveau. Je l’assume. Je vais revenir comme il se doit. Collectivement, on se remet tous en question. On est passé complètement à côté. Personne ne veut se cacher.»

L’Usap, quand bien même elle est affaiblie (sans Lotrian, Oviedo, De Galletier, Witty, De La Fuente...) entend reprendre le contrôle de son destin après une entame des plus frustrantes où rien ne lui a souri, pas même les rebonds et les décisions arbitrales au couteau : «On n’a pas beaucoup de réussite, on ne va pas le cacher. Je pense que ça va tourner», veut croire David Marty. Mathieu Acebes poursuit : «Contre Pau, si ça bascule à la fin, on aurait été dans une tout autre optique. Face à Brive, en étant catastrophique dans tous les secteurs, on peut tout de même gagner. C’est la réalité : on était catastrophiques mais on était à 12-6 et on aurait pu l’emporter. Il faut dire les choses comme elles sont. On a tous pris un gros coup sur la tête. Sur le bilan comptable, ce n’est pas bon du tout mais je reste confiant. Si l’on règle quelques détails, nous allons retrouver notre folie, notre envie de gagner. On va repartir. Ce groupe est compétitif.»

Être costaud en conquête, une priorité

Pour le prouver et lancer sa saison, il devra avant tout conserver ses munitions pour pouvoir mettre en place son rugby. Comme au printemps, un temps pas si lointain... «Nous avons un état d’esprit revanchard avec l’envie d’imposer quelque chose, explique David Marty. Contre Brive, on était ressorti frustrés, on n’avait pas eu le ballon. On sait ce qu’il nous reste à faire. Être costaud en conquête, c’est une priorité. Il nous faut aussi être conquérant et avoir de l’envie. Contre Brive, il y avait eu plus de frustration que d’envie.»

Face à Toulon, l’engagement sera une bonne base. À laquelle il conviendra d’ajouter de la maîtrise et du talent : «Le RCT est une équipe dense, qui est encore en recherche d’homogénéité mais qui a un énorme potentiel, avertit le technicien. À nous de mettre de la folie. En tout cas, il faut que l’on soit à notre meilleur niveau. C’est ce que je demande aux joueurs.” C'est également ce qu'attendent les quelque 14 000 supporters attendus samedi à Aimé-Giral pour une fête qui devra se prolonger jusqu'à la fin d'après-midi pour être vraiment belle.

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