Gérard Raymond - Le rugby dans le cuir, la République dans la peau

  • Gérard Raymond (à gauche) porte sur sa veste la Légion d’Honneur remise par Nicolas Revel.
    Gérard Raymond (à gauche) porte sur sa veste la Légion d’Honneur remise par Nicolas Revel. Photo DR
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Nationale 2 - Le Graulhétois Gérard Raymond, "mort" à 34 ans et ressuscité dans les allées de la République, a reçu les insignes de la Légion d’honneur.

"Je suis mort à 34 ans." C’est ce qu’a lâché comme un mantra Gérard Raymond après avoir reçu les insignes de la Légion d’Honneur des mains de Nicolas Revel, actuel directeur général des Hôpitaux de Paris et ancien directeur de cabinet du Premier ministre Jean Castex. La cérémonie a eu lieu récemment au Conseil Departemental de l’Ariège à Foix devant sa famille, ses collaborateurs et ses amis.

Qui est Gérard Raymond ? C’est le président de France Asso Santé, organisme qui regroupe depuis quelques années une vingtaine de grandes associations dédiées aux problèmes de santé que connaissent des millions de Français. À ce titre, il est l’un des premiers interlocuteurs des ministres et de leurs équipes. Efficace, reconnu et discret, il passe ses semaines à Paris dans les couloirs des ministères.

Originaire de Graulhet, Gérard Raymond a beaucoup parlé de rugby dans son discours, tout simplement parce que c’est un homme de rugby tendance formation. Il a certes joué au Sporting du temps du tonitruant Marcel Batigne, où il s’est flingué un genou, puis il a bifurqué vers le coaching des équipes de jeunes graulhetois. Dans son discours, il n’a pas manqué d’informer l’auditoire que ses joueurs, garantis issus du club, avaient perdu une finale de coupe Frantz-Reichel en 1977 face à Bègles (10-12) à Villeneuve-sur-Lot.

L’esprit du rugby pour survivre

Comme indiqué précédemment, la vie de Gérard Raymond a basculé en 1984 quand le diabète l’a fauché alors qu’il travaillait dans le cuir, le fameux cuir de Graulhet. C’est ce match contre la mort qui a été le plus important pour lui. C’est aussi cet incomparable esprit du rugby qui lui a permis de survivre mais aussi et surtout de se projeter dans un autre combat, celui de défendre, au plus haut niveau de notre République, les citoyens porteurs de terribles maladies de toutes sortes. C’est d’ailleurs, ce qui a caractérisé l’esprit de son discours, avec belle dose d’humour incorporée.

Aujourd’hui, le décoré vit à temps presque complet à Paris et le week-end à Saint-Girons, pays de son épouse. Après avoir gagné le match contre la mort, il a gagné l’estime des plus puissants de notre République comme celle des montagnards, chanteurs et bénévoles des doux week-ends du Couserans.

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Didier NAVARRE
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