Pro D2 - A Colomiers, Vannes avait le plan parfait

  • Pour la troisième fois de suite, les Vannetais sont venus s’imposer à Colomiers, qui connaît un début de saison mitigé.
    Pour la troisième fois de suite, les Vannetais sont venus s’imposer à Colomiers, qui connaît un début de saison mitigé. Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Malgré le carton rouge de Pedemonte, Vannes a résisté au retour de Colomiers et s'est permis de marquer de nouveaux points dans le final. Une preuve de caractère qui en dit long sur la cohérence et l'état d'esprit du groupe.

Il y a eu certainement du doute, voire de la résignation, quand Colomiers allait marquer son deuxième essai par Marco Fepulea'i (52e). Il faut dire que la réalisation était sublime, avec du jeu debout et des passes après-contact sur le couloir gauche, avant une belle animation de Max Auriac près de la ligne. Mais sur la pelouse, les Vannetais n'ont jamais laissé transpirer le moindre signe de panique. Qu'importe le carton rouge adressé assez tôt dans la partie à Juan Bautista Pedemonde pour une brutalité (26e). Ils s'en sont tenus au plan de jeu, qui avait très bien contenu jusque-là la vitesse de jeu columérine. « On savait que ça allait être dur, encore plus de retour des vestiaires, raconte Charles-Henri Berguet. On se doutait qu'ils allaient jouer tous les coups parce qu'ils étaient en confiance ballon en main. Donc le but était de ne leur laisser aucune occasion. » Pour cela, les montées défensives très fortes de Joseph Edwards & consorts ont vite fait de déstabiliser les locaux, qui ont perdu trop de collisions pour espérer l'emporter vendredi. Jean-Noël Spitzer reconnaissait d'ailleurs après la rencontre l'exemplarité de ses hommes dans le secteur défensif.

 

Des Columérins déconnectés

Le jeu au sol est une autre illustration des Vannetais déjouant le système columérin. Au-delà des cinq pénalités concédées dans le domaine, les partenaires d'Anthony Coletta n'ont jamais semblé en mesure de pouvoir réciter leur rugby, si on enlève ce début de deuxième période. « On a eu un gros souci sur la connexion des soutiens, soufflait le deuxième ligne Maxime Granouillet. On s'est fait gratter un bon nombre de ballons, et on a pris des points derrière... » C'était précisément la mission des joueurs du Morbihan : « D'autant plus à 14 contre 15, on voulait ralentir le plus possible les rucks pour avoir le temps de se remettre en place, confessait Charles-Henri Berguet. En étant un de moins, c'est plus difficile de faire les efforts et de circuler. Puis ça les empêchait de faire la passe de plus. » Après avoir vu leurs hôtes revenir à hauteur, les Vannetais remettaient le couvert par l'intermédiaire de Will Percillier. Ce qui rendait le capitaine vannetais Francisco Gorrissen fier de ses coéquipiers : « Dans les dix dernières minutes c'est nous qui avons proposé le plus. Je pense que c'est la personnalité de l'équipe qui fait gagner le match. » Avec ce succès, le RCV fait basculer ce que Gorrissen appelait « la balance » de ce premier bloc dans le positif. « Jouer soixante minutes à 14, marquer 30 points... Au-delà de la victoire, c'est un match qui ne sera pas anodin pour nous au moment de fermer le livre de la saison », résumait Jean-Noël Spitzer.

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