Grenoble, un leader plutôt fragile en Pro D2

  • Au terme de ce premier bloc de Pro D2, le FCG de Steeve Blanc-Mappaz est leader du championnat avec seulement deux points d’avance sur Oyonnax. Les Grenoblois sont les seuls à avoir décroché quatre victoires sur cinq matchs joués.
    Au terme de ce premier bloc de Pro D2, le FCG de Steeve Blanc-Mappaz est leader du championnat avec seulement deux points d’avance sur Oyonnax. Les Grenoblois sont les seuls à avoir décroché quatre victoires sur cinq matchs joués. Photo Jacques Robert - Photo Jacques Robert
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Leader solitaire à la fin de ce premier bloc, le fcg réussit la gageure d’occuper cette place malgré neuf cartons jaunes concédés et… un point-average négatif ! les signes d’une certaine précarité, ou au contraire d’une immense marge de progression ? on en saura plus dans quelques semaines…

Lorsqu’il s’agit d’évoquer les paradoxes de la place de leader occupée par le FC Grenoble au terme de ce premier bloc, ce n’est évidemment pas pour le simple plaisir d’accumuler les poncifs Mais bien parce que cette position au sommet du podium de la Pro D2 est aussi incontestable que fragile… Incontestable, parce qu’après les cinq premières rencontres, les hommes de Fabien Gengenbacher sont les seuls à avoir remporté la bagatelle de quatre succès (dont trois sur leur pelouse du stade des Alpes, si régulièrement souillée la saison dernière) pour une seule défaite. Une embellie qui doit en premier lieu à une défense qui a retrouvé de sa superbe, socle de leurs quatre victoires, ainsi qu’en témoignent ces deux essais encaissés seulement (le FCG réussissant même à garder son en-but inviolé lors des deux dernières rencontres) et cette moyenne à peine supérieure à dix points encaissés par match lors de leurs succès. Mais fragile, ô combien, pour tout autant de raisons… La preuve ? Elle est que les Isérois réussissent la gageure d’occuper la première place avec un point-average négatif (fruit de leur débâcle à Oyonnax, 46-13), probablement une première dans l’histoire du Pro D2. Le signe que cette formation est encore sujette aux gros trous d’air, ce qu’il faudra éviter avec trois déplacements périlleux à Vannes, Montauban et Carcassonne. Un constat qui va de pair avec celui de l’indiscipline puisque, bien que leaders au classement général, les Grenoblois le sont aussi à celui des cartons jaunes concédés (neuf en cinq matchs), ce qui pourrait leur coûter cher sur le long terme…

"On n’est qu’à 60 % de notre potentiel"

Toutefois, si l’heure n’est évidemment pas à pavoiser entre Drac et Isère, il faudrait être bien bégueule pour ne pas esquisser le moindre sourire de satisfaction. Parce que ce FCG sait d’où il vient, et ne peut que savourer le moment, qui a incité le manager Fabien Gengenbacher à offrir à ses hommes quelques jours de repos supplémentaires, avec une reprise prévue dimanche prochain. "À l’image de notre dernier match face à Aurillac, on a de gros progrès à faire en matière de discipline, on est encore poussif dans notre jeu et notre conquête peut encore progresser, mais on est pour l’instant dans le bon wagon et c’est déjà une satisfaction car on sait à quel point c’est important, soufflait l’ancien capitaine du club. Il ne faut surtout pas se croire arrivé, mais au moins, cette première place valide le travail que nous avons commencé voilà trois mois jour pour jour. Avec l’état d’esprit qui transpire de notre défense, il y a au moins une base pour construire." Et se reconstruire, après une saison 2021-2022 particulièrement chaotique… "Cette cohésion, cet état d’esprit, c’est quelque chose que l’on cherche à mettre en avant, expliquait le jeune pilier Zack Gauthier. Par exemple, avant ce match, nous nous sommes resserrés et réunis très tôt dans la journée, en nous promettant simplement de nous envoyer comme des chiens." Un discours qui n’aurait probablement pas été le même voilà quelques mois, et qui situe assez bien comment ce Grenoble-là a – enfin – pris la mesure des exigences du Pro D2. "Notre niveau du moment est assez difficile à situer, concluait l’ailier Karim Qadiri. Sur certaines séquences, on n’est pas loin de notre plein régime, et par moments on joue avec le frein à main Du coup, s’il fallait calculer une moyenne, je dirais qu’on n’évolue encore qu’à 60 % de notre potentiel." Une autre fragilité, qu’il s’agira de transformer en atout par le travail…

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