Top 14 - Capuozzo et la corne d’abondance

  • Ange Capuozzo s’est illustré pour sa première en tant que titulaire à Ernest-Wallon. L’ailier a notamment inscrit un essai en deuxième mi-temps. Photo M.O. - D.P.
    Ange Capuozzo s’est illustré pour sa première en tant que titulaire à Ernest-Wallon. L’ailier a notamment inscrit un essai en deuxième mi-temps. Photo M.O. - D.P. MIDI OLYMPIQUE - PATRICK DEREWIANY
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Ange Capuozzo a crevé l’écran samedi soir, sous les vivats d’un public fasciné. Toulouse devra arbitrer entre les arrières du XV de France, d’Argentine et d’Italie.

Il est venu au-devant de la presse, l’œil franc, le verbe clair. Ange Capuozzo est un vrai phénomène sportif et même médiatique. Samedi, il a vécu sa première titularisation à Ernest-Wallon comme en lévitation, un essai sur interception meurtrière, et une foule d’interventions à base de crochets électriques. Cet homme au gabarit de jockey est un papillon survitaminé qui a parachevé sa soirée de rêve par un énorme plaquage suivi d’un grattage récompensé sur Max Spring.

Pressé de questions, l’international italien formé en France est resté modeste. « Avec des avants dominateurs, forcément, on est dans l’avancée et quand les bons choix sont faits, on se sent dans un fauteuil, c’est beaucoup plus facile de jouer. Tout était forcément très agréable ce soir et je suis plutôt satisfait de la performance globale et de la mienne. » Il a donc marqué son premier essai sous ses nouvelles couleurs sur une course solitaire de 80 mètres : « Ce n’est pas anecdotique, parce qu’on a quand même un rôle de finisseur en tant que trois-quarts et en tant qu’ailier. C’est aussi libérateur de marquer ce premier essai. Je suis très heureux de l’avoir fait ici, ça me libère d’un petit poids et ça me motive pour la suite… » 

Durant ce trajet impérial, il a forcément senti le frémissement du soutien venu des gradins : « J’avais déjà pris une bonne dose d’adrénaline il y a deux semaines, lorsque je suis arrivé pour la première fois pour le trajet entre le bus et le vestiaire. Effectivement, c’est reparti encore aujourd’hui. Ce sont toujours des moments assez exceptionnels. J’espère que je ne perdrai jamais le goût de l’adrénaline qu’on ressent quand on passe des moments comme ça. Ce qui est intéressant, c’est que les gens s’emballent aussi parce qu’on tente des choses. Je suis à l’aile donc quand le ballon m’arrive, c’est qu’il y a un coup à jouer. Je pense que je profite aussi un petit peu de ça. »

Les équations d’Ugo Mola

Il ne fut pas le seul évidemment à briller, Thomas Ramos aussi a subjugué tout le monde par la qualité de ses lancements de jeu en position de demi d’ouverture (en l’absence de Romain Ntamack). Mais à chaque course de Capuozzo, on a entrevu toutes les équations qui viendront imprégner le cerveau d’Ugo Mola dans les mois qui viennent. Si Capuozzo continue comme ça, y compris en tant qu’arrière de l’équipe d’Italie, on se demande vraiment qui va hériter du maillot frappé du 15 pour les phases finales. Il y aura bataille entre deux arrières du XV de France (Ramos et Jaminet), celui de la Squadra et celui de l’Argentine Juan Cruz Mallia. Et les jours de doublons en novembre, qui postulera s’ils sont tous appelés sous le maillot national ?

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Jérôme Prévôt
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