Top 14 - Castres, entre adaptation et maîtrise

  • Leone Nakarawa, Baptiste Delaporte et Nick Champion de Crespigny peuvent être satisfaits : leur équipe s’est imposée malgré une météo d’enfer.Photo La Dépêche du Midi - Marie-Pierre Volle
    Leone Nakarawa, Baptiste Delaporte et Nick Champion de Crespigny peuvent être satisfaits : leur équipe s’est imposée malgré une météo d’enfer.Photo La Dépêche du Midi - Marie-Pierre Volle DDM - MARIE PIERRE VOLLE
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Sous une pluie dantesque, les Tarnais ont fait preuve de maîtrise pour prolonger leur série d’invincibilité à domicile. Et pour se rassurer, notamment sur la discipline.

Voilà bien longtemps que les supporters du CO n’avaient pas vu la pluie tomber sur leur vénérable stade Pierre-Fabre. Voilà bien longtemps, aussi, que ces mêmes supporters n’avaient pas vu un match où leurs protégés ne marquent pas d’essai. Cette réception de Brive, qui s’est déroulée sous une pluie battante et où le CO se contenta de points inscrits au pied pour gagner, ne fut pas pour autant dépourvue d’intérêt pour les suiveurs du CO, loin de là.

Car le Castres olympique, pour remporter ce match face aux Brivistes, le 23e sans défaite sur leur pelouse, ont su parfaitement appliquer le plan qu’ils avaient travaillé dans la semaine, anticipant à la perfection les conditions météorologiques qui s’annonçaient apocalyptiques. Baptiste Delaporte, heureux jeune papa et auteur d’un match tonitruant au poste de numéro 8, expliquait : « Au vrai, on pensait qu’il allait pleuvoir dès le début du match. Bon, la pluie s’est invitée seulement en deuxième période. Sous la pluie, le plan était clair : il fallait les garder sous pression en mettant du jeu au pied de pression au-dessus de leurs têtes et en resserrant le jeu autour du numéro 9. » Le poste de numéro 9, justement, a aussi nécessité une belle adaptation de la part des joueurs du CO. Car le demi de mêlée titulaire Jérémy Fernandez est sorti prématurément, touché à un genou. L’entrée précoce de Santiago Arata n’a pas dérouté ses coéquipiers, bien au contraire. Baptiste Delaporte saluait un match très intelligent de son coéquipier uruguayen : « Jérémy et Santiago n’ont pas le même profil. Santi fait une très bonne rentrée. Il a su s’adapter à la météo. Il est très explosif, fort dans les duels, fort sur l’homme et il aime porter les ballons. Je salue son match, car il a su nous faire gagner la guerre de l’occupation en posant le jeu et en faisant jouer les «gros». »

La discipline en progrès

L’autre gros point de progression depuis la défaite à Bordeaux-Bègles voilà une semaine se situe au niveau de la discipline. Sous une pluie de fin du monde, les Tarnais n’ont concédé «que» huit pénalités. Face à l’UBB, l’homme en noir avait sifflé à douze reprises contre le CO, sur la seule deuxième période de la rencontre ! Le seul point noir de cette victoire face à Brive, alors ? Peut-être le manque de réalisme au moment de marquer des essais. Pierre-Henry Broncan prenait note sans en faire un foin : « En première mi-temps, on a deux occasions franches qui n’aboutissent pas à cause d’imprécisions techniques dans les dernières passes. Deux pénaltouches que l’on perd aussi. Quatre occasions sur 40 minutes c’est beaucoup. On a réussi à aller dans leur zone de marque. Dans le rugby d’aujourd’hui on n’a pas des occasions à foison. Bon, c’est bien d’avoir su gagner quand même. » Prochain écueil à Perpignan, où les Tarnais seraient bien inspirés de prendre des points pour lancer leur saison à l’extérieur. Car comme le disait le pilier gauche Wayan de Benedittis, « pour aller dans le top 6, gagner à la maison ne suffira pas. »

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David BOURNIQUEL
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