Afrique-du-Sud/Argentine : Les Springboks rient jaune

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    Afrique-du-Sud/Argentine : Les Springboks rient jaune PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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Obligés de gagner avec le bonus et quarante points, les Springboks se sont imposés face à l’Argentine mais n’ont pas réussi l’impossible. Un succès pour rien, marqué par six cartons jaunes au total.

Ils étaient condamnés à un exploit titanesque. Après le spectaculaire succès néo-zélandais sur l’Australie (40-14), les Sud-Africains devaient faire exploser les Argentins de plus de quarante points pour ramener le Rugby Championship à Johannesburg. Conscient de la mission impossible à réaliser, les protégés de Jacques Nienaber ont démarré la rencontre tambour battant, en marquant au fer rouge leur adversaire. Wiese puis Kolisi concrétisaient la nette supériorité sud-africaine et partaient sur de bons rails pour passer la barre des quarante points. Mais les Boks ont baissé le pied, malgré une usure notable des Pumas, et ont laissé les Argentins revenir à la pause, avec un essai de Bertranou. Un tournant, selon Jacques Nienaber : «Nous avons fait le travail jusqu’à la 35e minute puis ils ont obtenu une pénalité et le score avant la mi-temps a changé la dynamique. Je pense que nous ne pouvons rien reprocher à l’effort des joueurs. Malheureusement, nous avons échoué mais vous ne devez jamais prendre une victoire sous le maillot bok pour acquise et nous ne le ferons pas. C’est spécial.» Car heureusement, le pack a continué de marcher sur l’Argentine avec deux essais de pénalité dans le second acte. Mais là encore, la grinta argentine ne s’est pas éteinte, malgré les nombreuses fautes des Pumas.

Une orgie de pénalités

Pour cette dernière rencontre de la compétition, les spectateurs du Kings Park de Durban ont assisté à une orgie de pénalités. L’arbitre de la rencontre, Davon Murphy, a donné trente-neuf coups de sifflet au total et levé six cartons jaunes, dont quatre pour les Argentins. Pénalisés à dix-sept reprises, les Springboks n’ont jamais pu enchaîner. Mais la titularisation de François Steyn fut une réelle satisfaction pour Jacques Nienaber. «Il y avait toujours ce gros problème autour du demi d’ouverture. Chapeau à Frans (Steyn, N.D.L.R.) aujourd’hui. Dans un très court laps de temps, il a dû se réapproprier le poste.» Impeccable au pied (quatre sur quatre) et dans la conduite du jeu frontal des Springboks, l’ancien Racingman a joué le rôle du pompier de service, à un poste qu’il n’avait plus occupé depuis 2008.

Le vétéran des trois-quarts sud-africains s’est imposé comme une alternative au poste d’ouvreur en l’absence de Pollard et Jantjies. «Nous avons construit une certaine profondeur d’équipe. Certains joueurs ont acquis de l’expérience mais ce n’était pas l’objectif principal, qui était de gagner le Rugby Championship", poursuivait le sélectionneur des Boks qui devra attendre 2023 pour soulever un trophée… au moins.

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Clément Labonne
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