Nouvelle-Zélande/Australie : les deux poutres All Blacks ont fait leur boulot

  • La paire Brodie Retallick - Sam Whitelock (en photo) a régné sur la rencontre du sacre face à l’Australie.
    La paire Brodie Retallick - Sam Whitelock (en photo) a régné sur la rencontre du sacre face à l’Australie. Dave Lintott / Icon Sport - Dave Lintott / Icon Sport
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Victoire facile des All Blacks qui empochent le trophée. L’apport de la deuxième ligne Whitelock-Retallick a été énorme. Et Ian Foster finit la saison sur un mini triomphe par delà les critiques.

Et la Nouvelle-Zélande a soulevé, virtuellement, le trophée du tournoi sudiste. Son 40 à 14 matinal lui a donné trop d’avance sur les Springboks. L’image qu’on conservera de ce match contre l’Australie sera sans doute cet essai aplati délicatement d’une main par Sam Whitelock au milieu d’un magma de joueurs. Le réalisateur a multiplié les gros plans à la demande de l’arbitre qui hésitait à couronner ce geste d’orfèvre du colosse barbu. À 33 ans, le deuxième ligne des Crusaders, nommé capitaine, ne cède pas un pouce de terrain à la relève. Avec son alter ego des Chiefs, Brodie Retallick, 31 ans, il forme une paire à l’apparence inoxydable : 139 et 97 sélections. Samedi, les deux hommes ont été à la base du succès facile des All Blacks, riche de cinq essais contre deux. Les deux poutres se sont régalées dans les regroupements, à coups de nettoyages et de plaquages. On ajoutera leur contribution aux trois essais marqués par le pack des Noirs sur des ballons portés, plus le fameux essai de Withelock, fruit d’une séquence à une passe dans un périmètre réduit.

Foster peut souffler

Whitelock est un homme de peu de mots mais il était capitaine en l’absence de Sam Cane. Il a bien été obligé de s’exprimer après le triomphe : «L’Eden Park est un stade extraordinaire pour exprimer notre rugby. Nous sommes très content de notre défense même si nous concédons deux essais en fin de match. Nous avons encore du travail sur les phases de conquête, même si les ajustements effectués à la mi-temps ont porté leurs fruits. Il est vraiment bon de pouvoir enchaîner les performances et gagner en constance.

Les avants ont donc été intraitables. Ils ont concassé des Wallabies vite dépassés et victimes de deux cartons jaunes en première mi-temps. Les amateurs de statistiques retiendront un chiffre : 29 plaquages manqués par les Australiens en quatre-vingts minutes, voilà comment peut s’incarner la supériorité des All Blacks. Voilà aussi comment le sélectionneur Ian Foster a conforté son siège, un temps menacé en début de Rugby Championship. Les observateurs pointilleux évoqueront l’apport des deux nouveaux adjoints octroyés par la Fédération : Joe Schmidt et Dave Ryan.

Ceux qui en pincent pour le rugby champagne n’ont pas été oubliés, les All Blacks leur ont offert un essai à longue portée conclu par une infiltration impeccable de Will Jordan sur l’aile droite après six phases de jeu. Tout avait démarré d’une passe laser d’Aaron Smith qui généra un lancement irrésistible.

Foster pourra donc souffler pendant les vacances, il a été secoué, il a plié mais il s’est accroché à son siège. Il doit se dire que le pire est passé et que dans un an pour l’ouverture du Mondial face à la France, il n’a pas perdu d’avance.

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